Batna - Revue de Presse

Enseignants du moyen Le boycott des examens pour exiger du concret



Au deuxième jour du boycott desexamens de la formation à distance, les enseignants de l'enseignement moyen(PEF) semblent déterminés à aller jusqu'au bout pour appuyer leursrevendications. Les promesses du ministère de l'Education nationale de trouver une issuefavorable ne paraissent pas convaincre les enseignants qui veulent, désormais,du concret. Ce mouvement de protestation qui s'est étendu hier à la plupart deswilayas du Centre, de l'Ouest et du Sud du pays, commence à se radicalisermettant ainsi la réforme scolaire à rude épreuve. Dans la wilaya d'Alger, descentaines de PEF continuent toujours de boycotter les examens de ce premiersemestre pour exiger la révision du programme des matières enseignées,puisqu'elles n'avaient, selon eux, aucune relation ni avec celles concernéespar la réforme scolaire ni avec les spécialités enseignées dans le cycle moyen.«A quoi sert d'enseigner la chimie et la mécanique à des professeurs demathématiques ?», s'interroge cet enseignant. Et un autre d'ajouter: «noussommes des enseignants d'anglais mais au lieu de nous enseigner des matières enrelation avec cette langue, ils ont préféré commencer les cours avec un modulesur la civilisation africaine».  Ce marasme des PEF est aussiperceptible dans les wilayas de l'Ouest, à l'exemple de Relizane et d'Oran, oùles enseignants ont regretté l'inadaptation du programme de cette formation àdistance avec la réalité du terrain. Certains ont dénoncé de graves fautessignalées dans les manuels remis aux enseignants, alors que d'autres ont tenu àsignaler que les sujets des examens n'avaient pas été étudiés lors des séancesde cours. «Nous avons été surpris, samedi, de voir que les sujets d'examenn'avaient aucune relation avec les cours», regrettent des enseignants. Une situationdue, selon nos interlocuteurs, au fait que les sujets d'examen ainsi quel'évaluation des stagiaires se faisaient uniquement à Alger, ce qui n'a pas étésans créer une grande confusion. Les concernés ont également déploré laconsistance du volume horaire, les conditions de prise en charge notamment dansla wilaya de Constantine, la programmation des examens durant les vacances deprintemps et le nombre insuffisant d'encadreurs universitaires. Les mêmesproblèmes et les mêmes revendications sont aussi signalés dans la wilaya deBatna où les PEF ont qualifié le volume horaire «d'encombrant» et qui venait enplus s'ajouter à leur lourd emploi du temps au sein de leurs établissementsrespectifs. Un enseignant interrogé à l'UFC El-Ârguoub de Batna a affirmé, àl'instar de ses collègues, qu'il aurait préféré que le ministère décided'accorder un détachement aux PEF pour le suivi de cette formation à distanceavec plus d'efficience. Toutefois, une source proche de la direction del'Education, contactée, a estimé que cette requête est irréalisable sur leterrain, puisqu'elle suppose de mettre en vacances des centaines d'élèves duMoyen. Les concernés ont déploré, par ailleurs, que la majorité d'entre eux ontdes DEUA de trois ans plus une formation de deux ans dans l'ITE, mais cela n'apas été pris en considération. Le comble, pour nos interlocuteurs, est quecette formation à distance est sanctionnée en fin de compte par une simpleattestation de participation. Ils affirment aussi que les enseignants de la promotionde l'année dernière n'ont toujours pas entamé leur deuxième année pour lasimple raison qu'ils n'ont pas reçu à ce jour leurs notes d'examens. Il est ànoter que les PEF sont les seuls à avoir boycotté les examens de la formation àdistance. Les maîtres d'école fondamentale (MEF) «quoique en grogne» ont passéle plus normalement leurs examens du premier semestre à travers le territoirenational. La raison, selon un responsable de l'Education, est que la formationà distance des MEF s'est déroulée dans de meilleures conditions car elle avaitété chapeautée uniquement par le ministère de l'Education, contrairement àcelle des PEF qui a nécessité un travail de coordination entre le ministère del'Education nationale, le ministère de l'Enseignement supérieur et de laRecherche scientifique ainsi que l'Université de la formation continue (UFC).
je voudrais savoir a quoi sert cette formation si on n a pas un diplome equivalent a une licence et pourquoi on ne beneficie pas de s memes avantages que ceux qui travaillent au lycee et pourquoi on nous donne pas les notes a la fin du semestre et aussi pourquoi les examens du 2eme semestre auront lieu a la fin du mois de decembre au lieu du 18 decembre comme c etait prevu
mohammedi fouzia - pem de francais - oran, Algérie

13/12/2010 - 9218

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