Les employés de l'entreprise de gestion de la zone industrielle de Batna (EGZIB) n'ont pas été payés depuis 48 mois.
Ce collectif ne s'explique pas la raison qui a poussé les autorités à créer un deuxième établissement, la société de gestion de la zone industrielle (SGZI), pour gérer la zone industrielle, sans penser à liquider l'EGZIB et sans se soucier de son devenir. Du coup, le personnel est livré à lui-même et privé de salaire depuis quatre ans. Le directeur de l'établissement subit lui aussi les mêmes conditions. Cette curieuse situation remonte à 2005 quand l'Etat a décidé de transformer les entreprises de gestion des zones industrielles en sociétés de gestion du foncier. Seule l'EGZIB a gardé son statut après le refus de la société de participation de l'intégrer dans son portefeuille conformément à la loi, expliquent les employés dans une lettre adressée au président de la République en avril dernier.
En créant une deuxième société chargée de la même mission, la société de participation a créé une situation absurde, et surtout conduit à la disqualification de l'EGZIB. Cette fin de mission n'est pas cependant établie par un acte de décès formel. Le siège est d'ailleurs ouvert à ce jour. Kheireddine Benchadi, responsable de la section syndicale, affiliée à l'UGTA, affirme que les employés ne demandent par la lune, mais juste qu'on règle leurs arriérés de salaire et les laisser partir. Mais selon lui toujours, la wilaya refuse de s'acquitter de sa dette non pas à cause des salaires impayés mais plutôt du fait d'une dette contractée par l'EGZIB auprès d'entreprises en contrepartie de travaux réalisés en 2004. Après avoir saisi la tutelle, le Premier ministre et la présidence, et après avoir mobilisé sans succès l'UGTA et un député de Batna, les employés, au nombre de onze, sollicitent le nouveau wali de Batna pour qu'il mette fin à leurs souffrances et les délivre de ce calvaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nouri Nesrouche
Source : www.elwatan.com