
Des membres de l'APC reconnaissent ouvertement être passés à côté de l'objectif fixé, à savoir la réappropriation des espaces publics.Les Batnéens savent désormais qu'une normalisation de la situation des commerçants informels de Batna, invités à plusieurs reprises à se caser dans la sphère légale, ne peut venir que de solutions alternatives adéquates et non de propositions à l'emporte-pièce. À Batna, c'est plutôt l'échec de la mise en application de la circulaire du ministère de l'Intérieur n° 008/2016. Libérer les trottoirs de l'emprise des commerçants informels n'a pas pu aboutir au résultat escompté. Des membres de l'APC reconnaissent ouvertement être passés à côté de l'objectif fixé, à savoir la réappropriation des espaces publics. Il semble que de nombreuses causes sont à la base de cet échec. Il y aurait eu un traitement inégal envers les entités de commerçants informels, une éradication partielle et pas totale dans certains endroits de la ville, voire aussi du favoritisme accordé discrètement par des exécutants à une rôtisserie des allées Ménasria (cité AN-Nasr) par le maintien des matériels de cuisson des poulets sur le trottoir attenant au magasin. Pour d'autres cas, les solutions proposées par l'APC n'ont pas été du goût de certaines autres catégories de commerçants informels. Il s'agit précisément des marchands de vêtements et de chaussures installés depuis des années au quartier du "Camp", lesquels auraient catégoriquement refusé d'être parqués au souk communal du quartier de Kéchida. La raison ' C'est la proximité des marchands de fruits, légumes, viandes et poissons. Ce mélange des genres, au fond bizarre, ne leur convenait pas. D'autres commerçants informels ont eux aussi refusé de rejoindre les nouveaux souks aménagés par l'APC à Hamla, Bouzourane et Parc à fourrage. Après les tentatives d'éradication du commerce informel, - sans succès entier ? le statu quo s'est imposé et a même suscité des doutes quant aux capacités réelles de l'APC à concrétiser sur le terrain l'objectif recommandé par le ministère de l'Intérieur. Pour la relance de cette mission, le wali de Batna, M. Mohamed Salamani avait dû se réunir au siège de l'APC avec le maire et les membres de l'exécutif communal puisqu'il fallait discuter et entrevoir des solutions à même de contourner les obstacles rencontrés. Depuis, l'APC ne semble pas avoir déniché la formule gagnante. Pour le P/APC, la solution idéale serait le recours à la force publique pour trancher dans le vif ce problème "pendant". Mais une telle solution serait, selon certains cadres, porteuse de certains dangers de dérapages qui risqueraient d'altérer éventuellement l'ordre public. Toutefois, l'APC est en passe d'enregistrer des succès auprès des commerçants informels de vêtements et chaussures de la cité du 5-Juillet. Ces derniers qui activent depuis des années dans les baraquements, auraient présenté au maire une proposition collective consistant en un projet de construction d'un centre commercial sur les lieux. Le maire, qui voit d'un bon ?il le projet pour régler ce cas une fois pour toutes, veut associer à sa décision favorable le chef de daïra lequel se référerait au wali de la wilaya, en somme, une décision collective. Pour les commerçants informels de souk Laâouata (fruits, légumes et viandes), c'est l'APC qui compte construire un centre commercial sur une plateforme retirée par les autorités à un investisseur défaillant. Ceci devrait permettre de faire libérer le trottoir attenant à cette plateforme, sur lequel ces commerçants continuent d'activer depuis des années.Ali BENBELGACEM
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ali BENBELGACEM
Source : www.liberte-algerie.com