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Cuisson des gâteaux traditionnels à la boulangerie, un service toujours assuré à Batna



Cuisson des gâteaux traditionnels à la boulangerie, un service toujours assuré à Batna
La cuisson des gâteaux traditionnels assurée par les boulangeries constitue encore dans la ville de Batna un service très demandé par les familles qui y font massivement appel particulièrement à l'occasion des fêtes de l'aïd El Fitr et El Adha.Bien que chaque foyer dispose aujourd'hui d'un four, la cuisson des gâteaux chez la boulangerie jouit d'un attrait particulier lié essentiellement à l'ambiance de la fête, assure, convaincue, Fatima Laghouil, sexagénaire.Pour El Hadja Atra Selami 70 ans, le goût du "Makroudh" ou de la "Ghribia" cuits chez le boulanger est bien meilleur que ceux cuits à la maison car, explique-t-elle en connaisseuse, les premiers conservent leur "fraîcheur" et caractère "fondant" plus longtemps.Plusieurs boulangeries assurent dans la ville de Batna cette prestation, mais la plus sollicitée reste incontestablement la plus vieille boulangerie de la cité Bouakal, construite durant les années 1960. Son secret réside dans le fait que la cuisson est assurée par la chaleur résiduelle que conservent les tuiles du four une fois chauffé, assure Abdessalem Boudhersa, ancien habitant du quartier qui demeure client fidèle de cette boulangerie.Enfant, Abdessalam y apportait les gâteaux non pas de sa famille, mais également ceux des voisins. Aujourd'hui père de famille, il y amène les gâteaux préparés par son épouse même après avoir quitté le quartier, confie-t-il.Samir Yahiaoui, propriétaire de la boulangerie située en face de la mosquée Okba, assure à l'APS que la période de l'Aïd constitue celle du rush pour la cuisson du makroudh, ghribia et Baklawa, même si le "hic" reste le manque d'ouvriers qualifiés qui accepteraient de travailler pendant le ramadhan.La cuisson est une tâche ardue qui exige précision, attention et application, soutient Samir qui ajoute, tout en s'affairant à arroser généreusement de miel un plateau de baklawa, qu'il se fait ces jours-ci aider par des amis et des voisins pour pouvoir satisfaire la demande des clients demeurés fidèles à cette boulangerie qu'il a "héritée" de son père.Tout se joue du côté du four où, au milieu d'une chaleur intenable, les plateaux sont arrangés selon les variétés de gâteaux et leur ordre d'arrivée avant d'être placés à tour de rôle dans le four.Sur l'un des murs de la salle de cuisson, figure toujours le nom de l'Italien qui avait assuré durant les années 1960 le montage et la mise en marche du four, alors que l'entrée de la boulangerie est surmontée d'une plaque sur laquelle est écrit en bleu "Boulangerie n°7".Les travailleurs de la boulangerie veillent à ce que chaque plateau reçoive un numéro et le propriétaire son double, faute de quoi il sera pénible de le retrouver.Leur travail commence après la prière du Sobh (lever) et se poursuit jusqu'au s'hour. A midi, les lieux grouillent de clients alors que Samir continue, avec application, d'assurer le service.
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