Les 13 étudiants en architecture de l'université Hadj Lakhdar de Batna, concernés par le conseil de discipline, tenu dimanche passé, ont tous été sanctionnés par un avertissement verbal.
Le grief retenu contre eux par le chef de département est relatif à la fermeture de l'accès à la faculté, lors d'une grève entamée il y a maintenant une dizaine de jours. La même journée, une centaine d'étudiants ont tenu un sit-in devant le rectorat de ladite université, sollicitant une entrevue avec le recteur en vue de trouver une solution aux problèmes à l'origine de la grève. Selon le témoignage de quelques-uns, la cause de la grève faisait suite à l'affichage d'une note avisant les étudiants de troisième année que l'obtention de la licence est soumise à l'acquisition des unités fondamentales des années précédentes. Or, selon leurs déclarations, ils ont été admis en année supérieure avec la totalité de leurs crédits (60 crédits). Le chef de département, en réponse à leurs interrogations n'a pas trouvé mieux que de justifier l'anomalie par «une erreur du logiciel les années précédentes», selon leurs mots.
«Si c'était le cas, pourquoi l'étudiant devrait-il assumer cette erreur '» se sont-ils interrogés, ajoutant que «cette note a été affichée deux jours avant les contrôles du premier semestre» et qu' «elle vise à nous priver de l'accession au master, dont nous n'avons aucune information».Tayeb Bouzid, vice-recteur chargé des affaires internes explique qu'à l'époque de l'ouverture du parcours LMD, l'université de Batna n'avait pas encore de plaquette expliquant le contenu pédagogique du parcours. «On était obligé d'ouvrir le parcours LMD, c'était une directive du ministère. Maintenant que nous disposons de la plaquette, les étudiants doivent compléter leurs unités fondamentales. C'est pour leur bien», a-t-il justifié. En outre, rencontrée sur place, une étudiante parmi les 13 sanctionnés (initialement 14) explique qu'elle était chez elle lorsqu'ils l'ont appelée pour lui annoncer qu'elle était concernée par ce conseil.
«J'ai juste protesté contre cette décision que je juge inéquitable. Je n'ai rien cassé ni vandalisé. Je ne vois pas de quoi je suis accusée. On a été choisi de manière aléatoire», s'est-elle indignée. A ce sujet, le vice-recteur dira que «c'est une mesure pédagogique pour remettre les choses à leur place. Tout ça est un problème de communication entre l'administration et les étudiants. Tout a été mis à plat pour la reprise des cours et des examens. Maintenant c'est leur responsabilité». Ce conseil de discipline est perçu par des protestataires interrogés, comme une tentative de la part de l'administration de rediriger le conflit. Pendant ce temps, non convaincus par les arguments de l'administration, les étudiants continuent la grève.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S M
Source : www.elwatan.com