A l'approche du mois sacré, les discussions dans les milieux populaires tournent essentiellement autour du «couffin de Ramadhan». Les autorités locales, censées être prêtes pour l'opération, semblent plutôt préoccupées par d'autres problèmes.
Les responsables de la commune de Ayoun El Assafir, située à une dizaine de kilomètres à l'est du chef-lieu de la wilaya de Batna, sont occupés à suivre l'installation du réseau d'approvisionnement en eau potable.
Mohamed Belloumi, président de l'APC dont le siège se trouve à 17 km, c'est-à-dire à Sidi Maânser, nous a déclaré, au sujet du couffin de Ramadhan, que l'APC participe cette année avec un apport de 500 000 DA, le reste provient du ministère de la Solidarité. Il nous indique, par ailleurs, que le nombre de bénéficiaires ne cesse d'augmenter : «L'année dernière, nous avons distribué quelque 600 couffins. Pour cette année, le nombre d'inscrits a atteint les 800 et la liste est encore ouverte.»
A visiter la commune en question, où vivent 11 800 âmes, ce chiffre paraît dérisoire tant la pauvreté vous aborde au coin de chaque ruelle. Cette commune, faut-il rappeler, un village agricole datant de la révolution agraire, est peuplée par ceux qui habitaient les bidonvilles de Batna. Les pouvoirs publics n'ont, en fait, rien fait d'autre que de déplacer ces bidonvilles vers un autre lieu.
Les habitants menaient déjà une vie précaire. Aujourd'hui, témoignent plusieurs personnes, la situation a empiré. M. Belloumi semble très gêné de ne pouvoir satisfaire tout le monde, puisque même parmi ceux qui détiennent la carte qui ouvre droit à ce fameux couffin, la commission chargée de la distribution doit réétudier au cas par cas pour déterminer les priorités.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lounès Gribissa
Source : www.elwatan.com