
Une fonctionnaire exerçant au niveau de l'EPH d'Ain Touta, dans la wilaya de Batna, a été expulsée du logement de fonction où elle a habité plus de 17 ans. Cet état de fait a provoqué un tollé chez les habitants d'Ain Touta et surtout chez les voisins de cette dame, exprimant leur indignation.La dame en question a indiqué qu'un huissier de justice s'est présenté à son domicile et lui a remis une copie du commandement de quitter les lieux. Une autre copie portant le recours à la force publique en cas de refus de libérer le logement a été présentée par l'huissiier de justice. La dame avec qui nous nous sommes entretenus n'a pas réussi à retenir ses larmes, déclarant : «Je n'ai pas voulu attendre que les policiers viennent jetzr mes affaires dans la rue. J'ai décidé de respecter la décision de la justice en remettant les clefs à l'huissier. J'ai déposé pour l'instant mes meubles chez mon père».Plusieurs citoyens et voisins de la ville d'Ain-Touta se sont regroupés devant l'appartement de la dame en solidarité avec cette dernière. «C'est de la hogra dans le sens propre du terme. L'expulsion ne devrait pas en principe avoir lieu surtout en l'absence d'une mesure de relogement de la dame dans un logement social», nous a indiqué Mme Saliha, habitant dans le même quartier. Nous avons appris qu'une demande d'attribution d'un logement social a été rejetée par la commission d'attribution sous prétexte que la dame détient un logement de fonction.Un autre citoyen a réagi à cette expulsion indiquant que des dizaines de logements de fonction dans de nombreux secteurs sont occupés par des familles extérieures aux édifices concernés. Certains autres responsables qui ont bénéficié des logements de fonction ont profité pour louer leurs appartements, a-t-il ajouté. A ce sujet, un fonctionnaire a déclaré sous l'anonymat qu'un directeur d'une institution financière au niveau de l'Ast algérien a loué sa villa à deux familles.«Pourtant, ce responsable habite dans la même ville alors que le logement de fonction qu'il occupe se trouve à quelques mètres de sa villa», a-t-l conclu. Comme nous l'avons donné dans notre édition n° 5532 du 25 avril 2016, la jeune femme en question a été licenciée de son poste pendant plus de 17 ans au niveau de l'hôpital d'Ain Touta, wilaya de Batna. Le recours à la justice par la fonctionnaire en question contre la première responsable de l'hôpital, a contraint cette dernière de mettre fin à la fonction de la dame.Constatant une erreur de vice de procédure dans le licenciement de la fonctionnaire, la direction de la fonction publique à Alger a instruit la direction de l'hôpital d'Ain-Touta de réintégrer la dame dans ses anciennes fonctions. Malheureusement, la dame n'a pas été réintégrée dans son poste, elle est au chômage depuis plus d'une année. Le directeur de la santé de Batna par intérim nous a fait savoir qu'il a bel et bien reçu une copie de la décision de la DFP relative à l'intégration de la fonctionnaire dans son poste. Selon notre interlocuteur cet état de fait devait se faire dès la rentrée de la directrice de l'hôpital du congé annuel.La fonctionnaire avec qui nous avons pris attache nous a déclaré qu'elle a été licenciée uniquement pour faciliter son expulsion du logement de fonction. J'ai dépensé plus de 26 millions de centimes dans les honoraires des avocats sans compter les nombreux frais de déplacements entre Alger et Ain Touta, a-t-elle déclarée. «J'ai été licenciée abusivement, j'ai perdu mon argent et le logement où j'ai habité pendant plus de 17 ans», a-t-elle conclu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Redha
Source : www.lnr-dz.com