En dépit de quelques erreurs pardonnables, l'événement a été une réussite. L'un de ses principaux instigateurs nous en parle. M. Setti dresse pour nous le bilan des 4es Journées de la musique classique, organisées du 9 au 14 mars dans la capitale des Aurès.
Liberté : Vous êtes satisfait des journées de la musique classique qui se sont déroulées à Batna, et dont votre institut est initiateur '
Chaib Setti : Aussi satisfait que fatigué, même si la satisfaction inhibe d'une manière totale le surmenage. Oui, ça c'est bien passé, très bien même, avec de petites fautes de parcours et de jeunesse (rire). Peut-être que cette réussite va donner un coup d'accélérateur à l'institutionnalisation de ces journées, car je ne vous cache pas que nous ne pouvons pas continuer comme ça.
C'est-à-dire '
Vous n'êtes pas sans savoir que les journées sont à l'arrêt depuis une dizaine d'années pour moult raisons. En premier, nous étions occupés par l'extension de l'institut, pour pouvoir recevoir plus d'étudiants, sachant que nous avons des annexes.
Il y a également la non-régularité du financement de ces mêmes journées. La célébration du cinquantième anniversaire de l'indépendance est venue comme un réveil pour la relance de ce rendez-vous musical. Les autorités locales ont amplement contribué à la relance du festival, sachant que nous n'avons reçu que la modeste somme de 180 millions de centimes de notre tutelle. Quatre instituts de musique, plus plusieurs annexes, plus de cent étudiants musiciens à prendre en charge, ça demande beaucoup plus que ça. Nous ne perdons pas l'espoir de percevoir une enveloppe conséquente et consistante pour le maintien des journées, et bien sûr pour leur perfectionnement, car c'est un acquis pour la ville de Batna.
Comment avez-vous trouvé le public '
Il est unique, merveilleux. Je dis chapeau bas ! Nous avons eu la chance et l'opportunité de voir les grandes capitales de la musique classique, alors je le dis en toute honnêteté, Batna n'a rien à leur envier.
Attentif, respectueux et connaisseur, y a pas d'autres paramètres. Il faut reconnaître qu'une certaine tradition artistique a pris racine à Batna, et nous assistons à la même discipline lors du festival du théâtre amazigh, exposition et vente de livres et galas à la maison de la culture, école des beaux-arts, etc. D'ailleurs, je remercie les chefs de ces établissements et le directeur de la culture, M. Bougandoura, qui nous a beaucoup aidés.
On en a donc fini avec cette histoire de 'ce qui ne se passe pas à Alger est mort d'avance" '
Il ne faut jurer de rien ! Mais la participation a été, sans hésitation, de la part des collègues des quatre coins du pays, qui ont répondu favorablement dès le premier contact. Ils ont été agréablement surpris d'ailleurs.
A titre d'exemple, les étudiants-musiciens d'Alger ont fait le déplacement au CHU de Batna où ils ont joué pour les enfants malades et aussi dans une surface commerciale. Ce fut un happening extraordinaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Hamatou
Source : www.liberte-algerie.com