Batna - Revue de Presse

Brahim Mekika, le silence du poète



Brahim Mekika, le silence du poète La terre de Sfisef a connu de tout temps le Melhoun, chant profond de la tribu des Beni-Amer, socle populaire de l’esprit bélabésien qui a donné l’un des illustres en l’occurrence Cheïkh Mestpha Ben Brahim, barde sans conteste, qui aujourd’hui inspire toujours. La nouvelle génération continue sur les traces des anciens. L’un d’eux émerge à l’ombre des spéculations poétiques et silencieusement nous transmet ses vers ou sa prose tel un bateau mais de son regard large et si plein de «petits drames» de l’existence, quelquefois plongeant au fond de l’actualité. Brahim Mekika, natif de cette paisible ville, enfant, il observait le monde différent et rêvait le plus souvent assis devant des livres à la bibliothèque de l’oncle Bouazza Farhi et c’est là qu’il découvre le pouvoir des mots et ses mille et une nuits entre autres, les «Moualaquates», «El bayane ou el tabyine» d’El Jahidh, «Les Jours» de Taha Hussein, «El fadila» de El Manfalouti et des recueils célèbres tel l’inévitable auteur de «El goumri» et de Abdelkader Azza. 1987, année où Brahim se lance au jeu de l’écriture et on aura un poème «Ahat de hadramaout» publié dans le magazine «El Djamila», première sortie et premier émoi en public. Il écrit coup sur coup des vers de jeune en ébullition, et initié par le docteur Halem Djillali, il se retrouve dans la section bélabésienne de l’union des écrivains algériens. C’est le début de son «explosion poétique» entre langue littéraire et Melhoun. Les titres pleuvent et le répertoire s’enrichit de belles pièces de poésie qu’on peut énumérer: «Anyab el nadam», «Mama ouel garab», «El meskine», «Fet elil», «El aifa», «Belssamouna kai», ceci exprimé en populaire, et d’autres très littéraires «Anti ouala ana», «Kaalima ouel hayaouane», «El nhala» et «Aba eliz». Avec le temps, il fait mûrir son écriture et discrètement établit des liens avec d’autres poètes qui vraiment trouvent en lui un caractère de «retraite et de méditation». Il participe à plusieurs éditions du festival de poésie à Batna et Tissemsilt, sans parler des rencontres locales et régionales, généralement organisées par l’association «Moufdi Zakaria», présidée par Mohamed Djellab. Il en sortira des «nouvelles» dont «Merzoug», «Juana et le lion noir», «la mouche bleue», «Le huitième nain» et «El mouhtal». L’écrivain et critique littéraire, Mounsi Habib, saluera ce travail de maturation de l’écriture littéraire. En pleine euphorie, il lira avec voracité la littérature universelle. En 1999, il rejoindra le club littéraire autour de poètes. Brahim Mekika continue son «petit chemin», toujours aussi silencieux, observateur de la société, la poésie toujours en lui et le mot toujours écrit, c’est le propre de l’écrivain. Notons au passage qu’il est diplômé en sport et s’occupe actuellement des cadets du club local de Sfisef. Quand sport et littérature fusionnent, cela fait un bon mouvement. Ahmed Mehaoudi
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