Excédés par les retards récurrents accusés dans le paiement de leurs pensions, les invalides de Batna ont observé, dans la matinée d'hier et pour la deuxième fois en l'espace de deux mois, un sit-in devant le siège de l'APC de Batna.
Au mois de juin, pour rappel, ils ont fermé la rue en plein centre-ville pour dénoncer l'attitude des responsables de la direction de l'action sociale (DAS) et ceux de l'APC chargés de les payer. Six mois durant, ils sont restés sans pension à cause des lenteurs bureaucratiques. Régularisés juste après la première action, ils pensaient être au bout de leurs peines, mais rien n'y fait. Voilà qu'ils revivent le même problème, puisque jusqu'à hier, ils n'avaient pas encore reçu leur dû des mois de juin et juillet.
Ils semblent avoir compris au moins une chose : devoir, au début de chaque mois, revenir à la protestation pour pousser les responsables à les régulariser. Mohamed Benamar, représentant de cette catégorie sociale, est hors de lui. «Je ne comprends pas ces retards qui se répètent. A la DAS on nous a refoulés comme de vulgaires mendiants», a-t-il déclaré à El Watan, en précisant qu'ils n'avaient même pas droit au couffin de Ramadhan. Rassurés par Mohamed Khenag, le président de l'APC, qui les a reçus, ils ont renoncé cette fois-ci à fermer la route, après avoir reçu des garanties de la part du P/APC pour être payés aujourd'hui même.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lounes Gribissa
Source : www.elwatan.com