
Parmi les objectifs visés par les initiateurs du festival Lire en fête figure la relance de la lecture et l'espoir de redonner goût à la lecture. Le responsable de l'atelier de théâtre, M. Leboukh, comédien au Théâtre régional de Batna, initie les petits écoliers des zones rurales au théâtre. Durant ces ateliers, il a constaté que les enfants sont doués et ont seulement besoin d'un petit coup de pouce. Ce constat a été fait aussi au niveau des autres ateliers. À N'gaous, lors de sa rencontre avec un petit groupe à l'atelier de lecture et de compréhension de texte, Mme Benhsine (ancienne enseignante de français) ne cache pas sa satisfaction quant aux aptitudes des chérubins qu'elle a encadrés. "Si on arrive à intéresser l'enfant, capter son intérêt, rendre la séance agréable loin de l'atmosphère d'une caserne, l'élève affiche des aptitudes comme partout ailleurs", a-t-elle indiqué. Et d'ajouter : "J'ai eu un groupe dont certains enfants sont en cours moyen, mais ils arrivaient à peine à reconnaître les lettres. Ces enfants n'ont pas eu d'enseignants de langue française d'une manière régulière dans leur cursus scolaire." La présence d'un représentant du ministère de l'Education nationale, qui affiche actuellement une volonté de vouloir changer totalement le programme, est bénéfique à plus d'un titre. Pour cette troisième édition du festival Lire en fête à Batna, une nouvelle discipline vient de marquer les esprits. Absente des deux premières éditions, la langue amazighe s'est vu attribuer l'atelier du conte. La chargée et responsable de cette tâche, Yemmes N'laures (universitaire), est devenue en l'espace de ces festivités la coqueluche des grands et des petits, surtout dans les zones berbérophones. La conteuse s'est fait une place parmi les participants, et désormais on la réclame. À ce propos, notre interlocutrice nous confie que "c'est entre magie et étonnement de voir les petits, qui parlent chaoui dans leur environnement, retrouver la même langue en classe". Et d'indiquer : "Cela donne aussi bien de la considération à la langue elle-même qu'aux enfants qui la parlent. Des textes sont traduits du berbère à l'arabe et inversement, donnant libre choix à la langue de communication". À la bibliothèque de la commune d'Oued El-Ma, les enfants ont vécu un moment intense lors de la remise des prix aux lauréats des ateliers. Il faut reconnaître que les responsables de cet établissement ont fait preuve d'une organisation exemplaire.R. H
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Hamatou
Source : www.liberte-algerie.com