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Batna : Grogne des producteurs d'abricots



Batna : Grogne des producteurs d'abricots
Avec une production d'abricots, estimée en moyenne à plus de 400 000 quintaux, on a tendance à croire que les propriétaires de vergers versés dans la filière abricots, sont à l'abri du besoin mais ce n'est pas le cas à l'image des arboriculteurs de Menaâ, localité située en pleine zone montagneuse des Aurès, qui s'inquiètent dès ce mois d'avril 2013, de l'écoulement de leur produit et demandent aux services étatiques la création de structures capables de leur permettre de vendre sans contraintes leurs prochaines productions d'abricots.
Les agriculteurs spécialisés dans l'arboriculture fruitière de la région de Si Slimane et en particulier ceux de la localité de Chaâba, font, eux aussi, part de leurs inquiétudes quant à l'avenir de leur principale source de revenus à savoir la production d'abricots. Ils nous avancent avant tout que l'abondance de l'abricot attendue dans quelques semaines, fera comme d'habitude l'affaire des commerçants ambulants et les intermédiaires qui profiteront, comme l'année passée, de la situation, réduisant, ainsi l'espoir de gagner un peu d'argent pour des centaines de familles qui n'ont d'yeux que pour l'abricot pour subvenir à leurs besoins. L'abricot de première qualité de Si Slimane est, en général, cédé à 20 dinars le kilogramme et celui de deuxième choix à raison de 10 dinars au maximum.
L'unité de production de N'gaous est mise à l'index par l'association de la promotion agricole de la localité de Chaâba qui soutient que cette unité n'aide pas les producteurs de sa région puisqu'elle n'achète, selon elle, que 10% de la production de la région concernée. De la région de N'gaous à celle de Ras El Aïoun en passant par Ouled Si Slimane, Tinibaouine , Lemcen, Boumegueur, Taxlent et Menaâ, les quelque 2400 agriculteurs spécialisés dans l'arboriculture fruitière, procèdent à la vente de leurs produits aux commerçants ambulants qui sillonnent toutes ces régions, et il semble que les moments sont plus difficiles lorsque la récolte est bonne. Les couloirs d'écoulement de l'abricot étant peu nombreux et le produit périssable ajoutés à la profusion font que des producteurs perdent une bonne partie de leur récolte. C'est en ce sens qu'une réorganisation des producteurs est d'une nécessité absolue pour faire face aux problèmes qui se posent mais aussi pour faire face à une concurrence farouche des produits fruitiers importés ayant inondé le marché suite aux nouvelles procédures de tarifications douanières particulièrement avantageuses pour les importateurs.
Les producteurs de la région de Menaâ et de Si Slimane exposent d'autres problèmes et citent entre autres les maladies arboricoles, le coût élevé des engrais, de l'électricité et du mazout. Pour sortir du cycle étouffant, ils demandent la prise en considération des demandes entrant dans le cadre de la création d'unités de transformation et de mise en boîte du produit, le soutien financier des associations vraiment actives et travaillant dans le cadre de la promotion agricole mais aussi et surtout l'implication des autorités locales par la création d'espaces commerciaux , pour permettre aux producteurs d'abricot d'entrevoir l'avenir sous un meilleur angle et de vivre avec moins d'angoisse.
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