
Les constructions illicites, c'est la chose la plus dangereuse après le terrorisme», avait déclaré Mohamed Salamani, wali de Batna, lors de la session de l'APW, tenue le 31 mars dernier.Il a, pour rappel, sommé les présidents d'APC de sévir au risque d'être sanctionnés. Qu'en serait-il du passif que ces mêmes maires ont pour mission de gérer ' Dans la commune de Batna seulement, plusieurs quartiers construits de manière illicite sont réhabilités et pas plus loin que dimanche, une cinquantaine de personnes ont été reçues par le président de l'APC pour la réhabilitation de leur quartier qu'ils ont baptisé «cité El Wiam». Une cité composée de 3500 habitations, où logent quelque 15 000 âmes dépourvues de toutes les commodités. Les constructions remontent à près de 20 ans, c'est-à-dire durant cinq mandats des APC.Mis devant le fait accompli, Karim Marok, maire de Batna, expliquera qu'il a été décidé d'établir un Plan d'occupation du sol (POS) pour permettre aux services de l'hydraulique de réaliser l'assainissement et à la SDE d'installer l'électricité et le gaz. Or, on doit d'abord établir le POS et ensuite construire. Par ailleurs, la loi 15/08, relative à la mise en conformité, est reportée aux calendes grecques.Or, tout le monde sait que les autorités ferment les yeux sur ce phénomène de constructions illicites et autres commerces informels, à cause de la désormais sacro-sainte stabilité et paix sociale. Alors cette «guerre lancée contre les constructions illicites» est-elle réelle ou un simple effet d'annonce '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lounes Gribissa
Source : www.elwatan.com