
Usant du dialecte oriental, des jeunes femmes appartenant à une même famille et connues dans la région pour avoir exercé la mendicité depuis plusieurs années déjà, se font passer pour des Syriennes.Le gain facile, même s'il est susceptible de nuire de façon irréversible à la santé et l'intégrité psychologique de leur progéniture, pousse certains parents irresponsables à utiliser ces êtres innocents dans la mendicité. Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il fasse chaud ou froid, des dizaines de femmes de tout âge, accompagnées d'enfants ou de nourrissons souvent dans un état lamentable, investissent places et jardins publics, sortie des boulangeries, cimetières et mosquées, notamment celles connaissant une grande affluence des fidèles, les vendredis, à l'instar des mosquées du 1er-Novembre au sud et d'El-Atik au centre de la ville. Les autres jours de la semaine, les mendiantes optent pour les grandes artères de la ville de Batna, à l'exemple des allées Ben-Boulaïd et boulevard El-Istiqlal. Implorant les passants afin de susciter leur générosité, celles-ci crient leur besoin de nourriture ou de lait pour les petits. Mais au grand étonnement des citoyens, ces femmes déclinent souvent la proposition de se faire acheter du pain ou du lait. Elles préfèrent de l'argent. Les mendiantes, pour faire le plein en dinars, ne sont jamais à court d'improvisation. La dernière ruse est l'usurpation d'identité. Usant du dialecte oriental, des jeunes femmes appartenant à une même famille, et connues dans la région pour avoir exercé la mendicité depuis plusieurs années déjà, se font passer pour des Syriennes, alors que des habitants de Batna connaissent leur village d'origine qu'elles ont quitté au début des années 2000 pour s'adonner à cette activité au chef-lieu de wilaya et parfois à Biskra, la wilaya voisine. Cependant, même si la loi algérienne est très claire quant à l'interdiction de l'exploitation des bébés et enfants en bas âge ainsi que leur exposition à un danger quelconque, il est très difficile d'appliquer ces textes. D'après les citoyens de Batna, il existe, certes, des familles sans revenus, mais il est déplorable que d'autres hommes et femmes profitent de cet état de fait afin de s'enrichir aux dépens de la société. Car il s'est avéré, par le passé, que des individus tendant la main dans la rue n'étaient nullement dans le besoin.L MNomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Laldja MESSAOUDI
Source : www.liberte-algerie.com