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"Nous, habitants de la route de Sétif, subissons le diktat de la contrebande. La personne qui ouvre la vanne passe des accords avec les revendeurs d'eau."La population de Barika, souffrant d'un manque d'eau récurrent, a vraiment cru en avoir fini avec les files d'attente près des puits forés à proximité des mosquées de la ville, après la visite de Youcef Yousfi, le 17 mars dernier, lorsqu'il a procédé à la mise en service du système de transfert à Timgad de l'eau depuis le grand barrage hydraulique de Béni Haroun.La réalité est cependant tout autre. Ne voyant pas couler les robinets pendant les jours suivant l'action de l'ex-Premier ministre par intérim, les plus optimistes ? et il faut dire qu'ils étaient très nombreux ? ont pensé que l'opération prendrait peut-être quelques jours encore. Seulement, plus d'un mois et demi plus tard, la situation ne fait qu'empirer de jour en jour.La santé des citoyens est aujourd'hui menacée. Car du fait de la montée de la température et du manque d'eau dans les foyers, des odeurs nauséabondes se dégagent des caves de bon nombre d'immeubles, d'une part, et d'autre part, les citoyens s'approvisionnent dans les mosquées sans être sûrs que l'eau qu'ils puisent est saine. Puisqu'il est déjà arrivé que des tests de routine, effectués par les services de la santé, ont détecté des bactéries à ces points d'approvisionnement en eau potable, lesquels ont été fermés temporairement, sans que personne sache pour combien de temps cette eau insalubre a été consommée, avant l'intervention des services précités. Cependant, si les contrôles des puits se font de manière périodique, ceux des citernes effectuant un ballet incessant à travers les quatre coins de la ville sont quasiment impossibles, vu que la plupart des citernes ne sont pas répertoriées par les services de l'hydraulique, leurs propriétaires opérant frauduleusement. Pis encore, ces derniers concluraient, selon certains citoyens, des accords avec la personne chargée de la distribution de l'eau potable dans les différents quartiers. "Nous, habitants de la route de Sétif, subissons le diktat de la contrebande. Oui, la personne qui ouvre la vanne d'alimentation passe des accords avec les revendeurs d'eau. Lorsque nos réserves en eau sont épuisées, nous sommes contraints d'en acheter. C'est alors que les robinets coulent comme par enchantement", affirme un jeune homme. Un père de famille résidant à la cité des 1000-Logements, de son côté, s'insurge contre les services de l'Algérienne des eaux : "Dois-je payer les factures forfaitaires ou l'eau que j'achète chez les revendeurs ' Je refuse de payer jusqu'à ce que l'eau soit disponible chez moi." Son voisin ajoute : "On n'a pas été alimentés en eau depuis plusieurs jours. La dernière fois, on a dû attendre trois semaines." Une jeune femme nous fait savoir que "les ménages du quartier Bendekkiche ont été approvisionnés en eau après un mois d'attente". La cité Mohamed-Boudiaf ne connaît pas de jours meilleurs non plus, car l'un de ses habitants nous confie : "Je viens d'acheter une citerne d'eau, vu que le robinet est à sec depuis plus d'une vingtaine de jours."L. MNomAdresse email


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