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La pluie révèle bien des anomalies Les dernières précipitations n'ont pas manqué de mettre à jour l'état déplorable des routes dans de nombreux quartiers de la ville de Batna. L'exemple du quartier des Frères Lombarkia est édifiant. Ce dernier, comme plusieurs autres, a connu un grand essor durant les années 1990 où les constructions n'étaient soumises à aucune règle d'urbanisme. Des centaines d'habitations ont vu le jour et les occupants n'ont ressenti la nécessité des infrastructures indispensables que beaucoup plus tard. Mises devant le fait accompli, les autorités publiques se sont senties obligées de répondre aux exigences de leurs administrés. Une école, un lycée, un commissariat, une polyclinique et autres aires de jeux ont alors vu le jour. Les routes ont également été goudronnées, sauf que les habitants n'arrivent pas à s'expliquer la manière avec laquelle les services d'urbanisme ont accompli cette tâche. Toutes les artères du quartier ont été bitumées en dehors d'un îlot, et pas des moindres, puisqu'il est constitué d'un grand nombre d'habitations et situé non loin de la mosquée et de l'école. Les dernières pluies y ont rendu la circulation quasiment impossible. Un promoteur immobilier s'accapare un terrain de l'OPGILes membres de «l'association du quartier Belle Vue» copropriétaires d'une coopérative immobilière comprenant 143 villas au lieudit Abattoir sont restés pantois face au «laxisme et à la complicité probable de l'OPGI» qui a fermé les yeux sur un promoteur immobilier «se prenant pour un faiseur de walis», selon l'expression d'un des membres de l'association, lequel promoteur est venu s'approprier une superficie de 7000 m2 appartenant à l'office en vue de la construction d'un immeuble.Cette parcelle est en fait une partie de ladite coopérative destinée à l'espace vert et une aire de jeux pour les enfants. En effet le projet qui a démarré en 1998 consistait en la réalisation de 143 villas avec espace vert et terrain de jeux sur une surface globale de 10 ha. Les coopérateurs sont surpris par les velléités du promoteur venu s'accaparer de ce qui était censé être la propriété de l'Etat et qui en plus était soumis à un cahier des charges disant qu' «aucune modification ne doit toucher l'espace en question».Plusieurs correspondances ont été adressées aux autorités concernées (la direction des domaines, celle de l'urbanisme, le chef de daïra, le directeur de l'OPGI et le wali) sont restées sans suite. L'étonnement des coopérateurs est d'autant plus grand face à l'OPGI qui n'a rien fait pour défendre sa propriété «à moins que l'office n'ait décidé de vendre la parcelle en question», selon les mots de l'un des membres de l'association et c'est encore plus grave. La commune de Batna, pour rappel, souffre de l'absence d'assiettes foncières et est tributaire des propriétaires privés qu'elle paie le prix fort. Le wali n'a jamais raté l'occasion d'instruire l'APC, la daïra ou encore la direction des domaines d'acquérir le maximum de terrains chez le privé pour la réalisation de leurs projets.Reçus dernièrement par le wali auquel ils ont exposé le problème, les copropriétaires ont eu l'assurance de sa part d'étudier le problème de plus près et de leur rendre incessamment la réponse. Une première satisfaction de leur part puisque la police de l'urbanisme est intervenu juste après l'audience pour interdire audit promoteur d'entreprendre des travaux, quels qu'ils soient, avant la fin de l'enquête autour des tenants et aboutissants de cette affaire.


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