Batna - Revue de Presse

Affaire des compagnons du kamikaze de l’attentat de Batna



Trois parmi les 8 prévenus condamnés à 7 ans de réclusion Le tribunal criminel de la Cour d’Oran a condamné, lors de son audience d’hier, S.M., B.H. et H.Dj., à sept ans de réclusion pour appartenance à groupe terroriste. Quant aux cinq autres prévenus devant répondre d’appartenance à groupe terroriste, apologie et non dénonciation, ont été acquittés par cette même instance. Les faits ont débuté suite à l’identification du kamikaze ayant perpétré l’attentat de Batna et qui visait le président de la République, Bellazreg Houari, alias Abou Mokdad, originaire d’Oran. Ce dernier fréquentait la même mosquée que les mis en cause ayant comparu hier devant le tribunal criminel. C’est à partir de cet élément que l’enquête ouverte par les éléments sécuritaires aboutira à l’arrestation de S. Mohamed, interpellé à la gare routière de Yaghmoracen le 12 octobre 2007 alors qu’il s’apprêtait à se rendre à Sétif. Sa fouille permettra de mettre la main sur une paire de jumelles, une boussole, une carte géographique, deux portables et des lunettes. Interrogé, il déclarera qu’«il est membre du réseau terroriste chargé du recrutement des jeunes» en ajoutant qu’il se rendait à la wilaya 5, région où activait un groupe terroriste du GSPC, et ce, «sur instructions du dénommé Samir Amalou». Concernant les objets trouvés en sa possession, il affirmera que «c’est le dénommé B. Hamza, dit Hmida, qui les lui a remis». Ses déclarations permettront l’interpellation de ce dernier qui, à son tour, fera des déclarations fracassantes. Il affirmera qu’il était «chargé du recrutement des jeunes», ajoutant que c’est lui qui avait recruté le dénommé S. Mohamed. Tout comme il affirmera qu’il était en relation avec les dénommés B. Houari, le kamikaze de Batna, A. Samir, M. Khaled, Dj. Ahmed, H. Khaled, M. Mohamed et L. Mohamed. Par ailleurs, le dénommé H. Djillali était déjà poursuivi dans une affaire similaire en 2006 et avait bénéficié de la charte de réconciliation. Se sachant sous surveillance, il quittera son quartier et gardera ses distances par rapport à ses activités. Pour ce qui est du dénommé S. Sofiane, après son arrestation, il expliquera aux enquêteurs qu’il a déjà tenté dans le passé de rejoindre l’Irak pour combattre aux côtés de ses «frères». Il affirmera aussi qu’il était en contact avec les terroristes qui activaient à Oran et qui, de leur côté, étaient en contact avec leur homologue de l’Est. Parmi ces derniers, le nom d’A. Samir reviendra une autre fois. A. Lahcène dira également connaître ce Samir, tout comme il dira connaître les autres éléments de ce groupe. M. Mahmoud en fera les même aveux . Ces mêmes déclarations sont reprises par les dénommés Dj.H. Mohamed et A. Mohamed. Le 16 décembre 2007, une instruction est ouverte. Entendus, les mis en cause maintiendront leurs déclarations. Cinq des mis en cause ont été écroués, les quatre premiers pour appartenance à groupe terroriste et le cinquième devra répondre d’apologie à groupe terroriste. Appelés hier à la barre dans leur ensemble, ces mis en cause nieront les griefs arrêtés à leur encontre. Les prévenus qui étaient écroués affirmeront que leurs déclarations ont été faites sous la torture. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis les peines de 5, 10 et 20 ans de réclusion. La défense des mis en cause plaidera la non culpabilité de ses mandants, expliquant que le fait de fréquenter ou d’habiter le même quartier que ce kamikaze ne fait pas automatiquement de la personne un complice. Aux termes des délibérations, les trois premiers mis en cause écoperont de sept ans de réclusion alors que les autres seront acquittés. H.Y.
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