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Actions judiciaires contre le «dénonciateur» de la gabegie '



Actions judiciaires contre le «dénonciateur» de la gabegie '
Les remous agitant l'OPGI de Batna n'ont pas laissé insensible le ministre de l'Habitat, Abdelmadjid Tebboune, que nous avions connu jadis comme secrétaire général de la wilaya de Batna. Il a dépêché récemment par le biais de son inspection générale une commission d'enquête qui a été à pied d''uvre durant cinq jours.
Il semble que les investigations auraient porté entre autres sur la recherche du bien-fondé des dénonciations exprimées par un ancien chef de projet, fils de chahid, sur la connivence entre certains fonctionnaires de l'OPGI et certains entrepreneurs liés par contrats de sous-traitance dans le bâclage des constructions à la nouvelle agglomération de Hamla. Ces dénonciations ont été publiées par la presse notamment la Nouvelle République puis El-Watan, Er-raya et el-Mouacher (l'index) concernant justement les pratiques peu orthodoxes au sein de l'OPGI de Batna. Nos «sources» nous ont précisé que ce sont deux enquêteurs de l'inspection générale du ministère de tutelle qui ont effectué cette mission d'enquête au terme de laquelle un enquêteur serait rentré sur Alger par avion. Son collègue aurait été transporté dans la capitale à bord d'une Kangoo de l'OPGI-Batna portant le matricule 00481005. Les mauvaises langues ' de l'intérieur même de l'OPGI ' jurent que ce deuxième enquêteur ne serait pas retourné bredouille sur Alger. Car la Kangoo aurait également transporté des cadeaux qui lui étaient destinés, à savoir une TV plasma et de la datte deglet nour. Reste à confirmer bien entendu ces faits matériels. Pour les dénonciations, l'auteur n'est autre que le précédent chef de projet M. Bouzid Ahmed Lakhdar qui compte à son actif vingt et une années de service et qui est fils de chahid, surnommé par les militants de la Fédération des fils de chouhada (FNFC) «Hadj Bettou». Celui-ci avait dénoncé un phénomène grave, à savoir des cas de bâclage de constructions à Hamla (nouvelle agglomération) par des entrepreneurs agissant pour le compte de l'OPGI, bâclages prouvés même par des documents internes à l'OPGI et par le CTC (Contrôle technique des constructions). Bouzid avait refusé de valider et cautionner par sa signature certains cas en tant que chef de projet, d'où sa demande de départ à la retraite. Des représailles par le biais de la justice ' A défaut de répliquer aux écrits publiés par la presse, la direction générale de l'OPGI et son administration semblent plutôt vouloir s'acharner sur la personne de Bouzid Ahmed Lakhdar, le dénonciateur et démissionnaire de l'OPGI. C'est par le biais de la justice que l'OPGI tenterait de régler des comptes à son ancien chef de projet. Une instruction judiciaire vient, en effet, d'être ouverte et portant sur une présomption de faux et usage de faux, imputé à Bouzid Ahmed Lakhdar. Un ordre de service (ODS) daté du 20 juillet 2008 commanditant le lancement des travaux à l'entreprise Châabane Ahmed pour la réalisation de six logements à Hamla. Ces logements ont été construits, réceptionnés et livrés à l'OPGI. Mais la date de l'ODS aurait été ultérieurement rectifiée. La justice cherche à déterminer l'auteur réel de cette rectification et comprendre pour quel intérêt elle a été pratiquée. Dans cette optique, le juge d'instruction vient d'organiser le 12 de ce mois une séance de confrontation entre Bouzid Ahmed Lakhdar ' considéré par la justice comme simple témoin ' et deux responsables à l'OPGI : Soltani Lamine, chef du département immobilier et foncier, et Lahlouhi Mohamed, chef du département des finances et de la comptabilité. Cette affaire étant toujours en cours d'instruction quand Bouzid Ahmed Lakhdar s'est vu convoquer par la police judiciaire pour une autre affaire, celle-ci concernant ses déclarations à la presse (diffamation). Pourtant, aucune mise au point n'a été introduite par l'OPGI auprès d'aucun journal de ceux ayant publié des comptes rendus et enquêtes sur ce dossier de l'OPGI/Batna, et ce, dans le cadre juridique du droit de réponse. Ailleurs, dans les Etats de droit, la non-sollicitation de publication de mise au point constitue un motif incontournable d'irrecevabilité judiciaire. Les dénonciations de la gabegie ne seraient donc que de la diffamation qui a été commise avec la complicité du CTC dont les rapports d'expertise technique n'ont jamais été rejetés par l'OPGI ou par les bureaux d'études engagés par l'Office. Une marche des militants de la FNFC pour déjouer le complot contre Bouzid L'OPGI de Batna étant en proie actuellement à de nombreux problèmes inextricables. Un projet de construction d'un siège pour un service spécialisé, exécuté en sous-traitance par l'entreprise Dernouni Ahmed au lieudit Bordj El Ghoula, aurait été refusé et frappé d'une décision de démolition. Par ailleurs, le DG de l'OPGI (muté à partir du 15 février à Sétif) aurait sollicité du conseil d'administration une enveloppe financière de 7 milliards pour réaliser des travaux de corps d'état. Mais Bouzid le dénonciateur tient toujours à son souhait de voir une vraie commission d'enquête débarquer à l'OPGI de Batna pour éplucher tous les cas de bâclage de constructions ou de gabegie qu'il avait cité dans ses déclarations à la presse, juste après sa démission de l'OPGI. Pour les responsables de la FNFC, c'est l'OPGI qui aurait dû être ciblé par la justice et non le dénonciateur Bouzid Ahmed Lakhdar lequel, selon eux, a voulu faire 'uvre de salubrité publique en ces temps où la corruption saigne les budgets publics et s'installe comme le plus sérieux danger pour la stabilité du pays et pour son avenir. La FNFC ayant décidé de reporter une marche de ses militants à Batna pour protester contre une éventuelle instrumentalisation de la justice à des fins de règlement de comptes où le dénonciateur sera le bouc émissaire. Comme cela se passerait dans une pièce de théâtre bien que la vie des Algériens est devenue plus théâtrale que le théâtre lui-même.
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