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'AÂWDT HOLAKO' AU THEÂTRE REGIONAL DE BATNA Une dénonciation des tyrans d'hier et d'aujourd'hui



'AÂWDT HOLAKO' AU THEÂTRE REGIONAL DE BATNA Une dénonciation des tyrans d'hier et d'aujourd'hui
Malgré la neige et le climat glacial, qui sévissent, la représentation de la pièce, une production de l'association Affak des arts dramatiques de la ville de Batna a eu lieu mardi dernier.
Aâwdt Holako est une pièce qui utilise la satire, l'exagération et la diminution. Elle a pour objectif non seulement de provoquer le rire, mais de faire réagir contre l'occupant des terres irakiennes, à savoir l'armée américaine.
Ce spectacle satirique qui est une représentation critique et comique, s'élève contre l'occupation de l'Iraq, qui n'est que l'armée américaine. Cette attaque se fait avec une arme de choix, à savoir l'humour, pour la discréditer, dévoiler ses véritables intentions malveillantes et destructrices. C'est également une manière de s'élever contre les tyrans d'hier et ceux d'aujourd'hui. Pour le rapprochement, la pièce nous transporte dans l'histoire de Khan Holako et de ses Tartares, qui ont annéanti le khalifat abbasside à Bagdad, tué des centaines de milliers d'habitants, brûlé et démoli tout Bagdad en provoquant un désastre humain et culturel.
La pièce Aâwdt Holako, dès le lever du rideau, nous fait remonter le temps et nous transporte à l'époque du khalifat abbasside à Bagdad, où règne une atmosphère de perturbation économique, sociale, politique et culturelle. La discussion dissèque l'époque et nous renseigne sur les dessous de la vie dans le palais. La traîtrise apparaît en filigrane. Khan Holako et ses tartares sont sujets de discussion.
Ils sont décrits d'une manière exagérée. Exagération, gonflement du personnage principal Khan Holako, le roi des Tartares jusqu'au gigantisme. C'est le comique gigantal, carnavalesque à outrance. Holako est décrit dans la pièce comme un géant. La pièce se moque de l'occupant et le tourne en dérision, comme elle se rit de nous, nous fait prendre conscience de la lâcheté des Arabes, qui ont de l'armée des Tartares un ogre, un géant, pour en prendre peur après. Le metteur en scène use de tous les registres du comique pour divertir, amuser et surtout pour se moquer de son sujet, dans l'intention de provoquer une réaction contre l'occupant américain. Dans le second tableau, c'est le renversement: l'exagération cède la place à la diminution. Le gong annonce l'arrivée de Khan Holako. Les clairons sonnent et la calèche transportant le roi fait son apparition sur la scène. La porte s'ouvre, les hommes se courbent, tout le monde retient son souffle et le roi apparaît (il est interprété par le talentueux Mahiou).
Le public n'a pas pu se retenir. Il se tord de rire. La scène est hilarante. Finalement le Khan, décrit démesurément comme un géant, n'est qu'un homme de petite taille. Aâwdet Holako est une pièce qui ne s'adresse pas à la raison, mais au sentiment cherchant à faire rire, pleurer et dénoncer l'occupation de l'Irak par les Américains. Ainsi, à la fin de la pièce, Holako est tourné en ridicule. Pour rappel, la pièce est jouée sans temps mort, avec des effets de lumière et une musique superbes. Un véritable summum de maestria spectaculaire ! Le décor et les accessoires sont essentiellement des matériaux de récupération, judicieusement exploités. Ce sont de grandes vagues d'applaudissements et d'ovations pendant et à la fin du spectacle. Bravo à Affak pour la créativité. Bravo à l'association Affak pour la créativité !
B. B
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