Batna - 02- Origines


02- Origines Batna

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Le défunt Zidani Mohamed, connu sous son nom révolutionnaire " Si Salah Zidani " est né le 02 Avril 1928 à Maafa ; fils de Aissa, recruté obligatoirement dans la guerre de 18/14, et de Tehhouf Zineb, chargée d’alimentation au centre d’hébergement des moudjahidines à Djebel Groun, Le défunt est issu d’une famille constituée de huit membres, trois filles et cinq garçons, dont deux martyrs " Omar et Said ", qui ont été brutalement tué avec des balles sur la tête dans une scène terrible, son troisième frère "Belkacem" ainsi que sa sœur "Fatima" sont décédés d’un arrêt cardiaque suite à la mort de leur deux frères, le petit frère de Si Salah a également perdu la vue définitivement dans une mission de saboter la route pour empêcher l’armée française d’aller au caserne qui se situe à Djebel Kroun, et ce suite à une explosion d’une mine plantée par le colonisateur français sur la route près de la mosquée de Sidi Yahia Ben Zakaria à Azmouren –Maafa- Si Salah a grandi dans une famille modeste comme tous les algériens, dans la région de Maafa, dépendant de l’agriculture et de l’élevage, et quand il a atteint l’âge d’adulte il a commencé à aider ses parents dans la vie quotidienne. Si Salah prit le coran par cœur dans la zawia de Chikh Said Ben Bouza dans la ferme des ftatchas, qui se situe à quelques kilomètres de Maafa à l’école coranique. Obligé de quitter sa ville natale pour poursuivre ses études, Si Salah rejoignit la zawia de chikh Abdessemed après avoir disposé les frais du déplacement grâce à la vente de quelques livres. La zawia que Si Salah a rejoint dans ces circonstances se situe à quelques kilomètres de Batna et qui englobe un nombre important d’étudiants venants des régions voisines, parmis eux : Brahim Araar (Bouaza), Karech Bouzid, Amar Layeb, Si Dehmane et d’autres, cette école se géra par l’argent de la zakat qui s’emploie pour alimenter et héberger ses étudiants. Pour développer son niveau de scolarité et pour diversifier ses connaissances, Si Salah Zidani déplaça à la ville de Constantine pour rejoindre la zawia de Chikh Belhemlaoui près de Tlaghma, dans laquelle il s’est inscrivit dans la classe interne, il mit un objectif d’aller au loin dans l’école coranique de la zawia de Chikh Yahia dans les montagnes de Sidi Aich gérée par de très bons enseignants, il passa six mois dans cette école, apprenant le coran entier, avant de passer plus tard à la zawia de Tizi Larch supervisée par un Imam et enseignant de langue arabe et de doctrine. Si Salah, connu pendant sa résidence dans la région de Kabylie par sa gentillesse et par son bon comportement et de ses compétences intellectuelles, ce qui lui donna plus de respect et d’appréciation de la part des habitants du village, ces derniers lui ont demandé d’enseigner les élèves de la région, sans hésitation, il accepta, surtout avec le fait qu’il sait que la majorité des élèves fréquentent l’école française qui cherche à travers ses méthodes et ses manuels à fausser l’histoire du peuple algérien et à effacer sa personnalité et son identité musulmane ; Si Salah basa dans ses débuts sur l’enseignement de la langue arabe et sur les principes de la religion islamique ; en outre, il a été nommé membre du conseil du village avant de devenir un secrétaire, chez lui se mettent les aumônes et les dons, qui par la suite s’exploiteront par la zawia pour le paiement des frais de résidence des élèves venus des régions éloignées.. En raison de la bonne réputation de Si Salah, il attira l’attention de l’un des riches de la région qui vécut avec son épouse et sa fille unique, cette dernière qu’il proposa à Si Salah pour être son épouse, ce dernier refusa amicalement la proposition, il revient en Aurès pour aider sa famille.. L’an 1951, il s’est immigré en France cherchant un travail, il s’est employé dans une usine à **fruit mort Mozal** il engagea ensuite dans le mouvement national en France. En raison de ses activités politiques pour le partie du peuple algérien dont il eut de bonnes relations avec ses membres après avoir fait la connaissance de Mostefa Benboulaid, Si Salah travailla le jour et exerça la politique la nuit en secret, on lui confia la responsabilité et la confiance totale ; il a été arrêté et torturé par les services de renseignement français dans les montagnes de La Mozal mais il ne dira rien des secrets du mouvement, ce qui lui donna plus de confiance en soi et de force contre le colonisateur français. Après, il a été chargé entant que chef d’une escouade secrète sous la couverture du mouvement d’instruction religieuse pour les immigrés, et cela a duré pour presque trois ans en plein secret, il était toujours en contact avec le martyr Mostefa Ben Boulaid, ils préparèrent ensemble la résistance en secret, ici, les services de renseignement français discernèrent ses mouvements, ils commencèrent à suivre ses pas en France et même en Algérie, ils ouvrirent une enquête pour avoir une idée de ses circonstances et ses mouvements, Si Salah était intelligent, il revint en Algérie dans son village natale à Maafa en 1953. Après son retour, il eut tout le respect et l’appréciation des habitants de la région et de tout le pays, il continua son travail de sensibiliser les habitants de Ain Touta et les régions voisines en vue de participer le plus grand nombre possible à la révolution, mais il garda son secret comme d’habitude jusqu’il eut les ordres d’attaquer les centres de gendarmerie française à Mac Mahon –Ain Touta- dans la nuit du premier novembre 1954, il coordonna son travail avec le martyr Mohamed Cherif Ben Akcha… Après son travail permanent, son intérêt et sa fidélité, a été nommé responsable politique de la région ( 2ème région) à Ain Touta, il a fait engager un nombre important des jeunes de la région pour rejoindre la révolution algérienne, il planifia ainsi parfaitement l’attaque sur le centre de colonisateur français à Maafa pendant une année, parfois il fait semblant de vendre les noix, et d’autres, il utilisa d’autres stratégies pour pouvoir collecter des informations des mouvements de l’ennemi à la caserne, il a fait des contacts avec les militants algériens jusqu’à sa rencontre avec Salah Nezzar dans une forêt à Djebel Kroun, et ça a été précédé par des correspondances privées entre les deux. Après l’accord, l’attaque a été lancée sous la direction de Si Salah Zidani à la compagnie d’autres moudjahidines et des citoyens fidèles dont : Salah Bouzidi et Ben Abdelkader Nacer avec coordination de l’intérieur de la caserne française située à Tafrent –Maafa- avec les militants algériens dans l’armée française parmi eux le martyr Salah Nezzar qui joua un rôle important dans cette opération qui a été effectuée avec succès exactement comme Si Salah le planifia, et s’est passé la nuit de 30 Mai 1956 à Maafa. Le nom de Si Salah Zidani grandit peu à peu, il est devenu connu dans les milieux du peuple algérien, ainsi que les femmes des Aurès le louangeront par des chansons telles que : « سي صالح زيداني... خبرك راهو جاني..... جيش التحرير الوطني » Si Salah continua son travail avec toute volonté, courage et fidélité pour les responsabilités lui sont accordées, il entretint l’héritage et atteignit l’objectif, il réalisa les victoires avec plusieurs de ses frères moudjahidines. Si Salah était le moudjahid fort, dur face à l’ennemi français, un vétéran, un bon frère avec ses compagnons moudjahidines et militants pour l’affaire nationale, il eut plusieurs responsabilités, dans la dernière, il eut le grade de Lieutenant. Après l’indépendance, ses objectifs ne sont pas arrêtés, il a voulu transmettre son message aux prochaines générations, il participa dans le jour du transfert des missions des français aux algériens à Ain Touta ( cesser le feu) le 19 Mars 1962, ensuite il a été nommé président de l’assemblé populaire de la commune de Ain Touta, responsable politique à la 3ème région de Sétif, et puis responsable régional des armés, coordinateur des moudjahidines à Batna, ensuite responsable des moudjahidines à Ain Touta. Il avait ainsi des contacts avec le président Houari Boumedien lors du colloque du FLN. L’année 1966, Si Salah rejoignit la police nationale jusqu’au 1984, il a été mis en retraite et resta à la maison familiale, faisant la prière, souvent à la mosquée et parfois à la maison, il n’a jamais cessé de lire le coran et de prier pour l’Algérie et les algériens, ce qui prouve son amour pour son pays et pour le peuple. Si Salah a vécu pauvre et dur, et il est parti « argaze » ..hero. En date de 30 Novembre 2013, est accédé à la miséricorde de dieu, l’un des héros de la révolution algérienne dans la région des Aurès, Si Salah Zidani, le chef de l’attaque sur le centre coloniale de Maafa. On dit à notre compagnon Si Salah Zidani : « Dors tranquillement, l’Algérie est en paix »
kadri - medecin - constantine
20/12/2015 - 289573

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