Dans le cadre de l'animation de la recherche scientifique et du développement technologique et soutien de l'innovation, le département du Pr Abdelbaki Benziane a mis au point un plan pluriannuel, avec 750 projets de recherche qui seront lancés à partir de 2021.Ce plan comprend des projets de recherche liés à 3 programmes nationaux prioritaires dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la santé des citoyens et de la sécurité énergétique. Il s'agit dans ce cadre d'élaborer « des mesures incitatives pour engager les laboratoires de recherche dans des activités économiques, par la préparation d'un projet de décret exécutif visant à récompenser tous les chercheurs impliqués », indique-t-on au niveau du ministère.
L'on apprend également que 28 brevets déposés au niveau de l'Institut national de la propriété intellectuelle ont été enregistrés durant l'année 2020, avec la valorisation de 20 produits de la recherche au niveau du secteur économique, dont les plus importants sont quatre prototypes technologiques qui ont été exploités par le ministère de l'Industrie (ENIE).
Cependant, le bilan d'activité de l'année écoulée, tel qu'il a été annoncé par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, fait état de la publication de quatre livres blancs dans les domaines de l'intelligence artificielle, la microélectronique, la sécurité alimentaire, et la transition et sécurité énergétiques.
Un chiffre très en deçà des espérances portées pour ce secteur, mais qui illustre, selon les chercheurs universitaires, « un début d'encouragement pour les publications universitaires ». Faut-il noter qu'en matière de publications scientifiques, les universités algériennes figurent au bas du tableau dans la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Les 5 grandes universités algériennes n'ont produit qu'entre 300 et 500 recherches scientifiques durant l'année écoulée.
Cette année 2020, qui rimait avec confinement et enseignement à distance, a permis tout de même la création de 23 laboratoires d'excellence «Tamayouze» au niveau des établissements universitaires.
Sans oublier la contribution du secteur durant la crise sanitaire avec « la production de gels de stérilisation et de désinfection pour les établissements d'enseignement supérieur et de recherche scientifique, et les structures des ?uvres universitaires avec le développement d'une application basée sur l'intelligence artificielle d'aide au diagnostic de l'épidémie ».
À cela s'ajoute la conception de bavettes selon les normes internationales, dans le cadre d'un accord entre les universités de Batna 1 et Batna 2 et le Centre de développement des technologies avancées, sans parler de l'accréditation, en coordination avec l'Institut Pasteur d'Algérie, de 11 laboratoires de recherche au niveau de plusieurs universités et du Centre de Recherche en biotechnologie pour le dépistage du virus Covid-19.
Ilhem Tir
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ilhem Tir
Source : www.lesoirdalgerie.com