
L'ambition de l'Algérie est de construire, à l'horizon 2018, 120 000 logements par année en s'appuyant sur l'outil de réalisation national et les matériaux locaux, a déclaré, hier à Batna, le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune. Si cet objectif est atteint, a poursuivi le ministre, «nous parviendrons dès 2018 à venir à bout de la crise du logement en Algérie sans avoir à recourir, nécessairement, à des entreprises étrangères». C'est pourquoi, a ajouté M. Tebboune, «nous 'uvrons à orienter et à encourager les entreprises algériennes à s'intégrer dans ce processus stratégique au moyen de la modernisation de l'outil de réalisation et par l'industrialisation de la construction de logements». Le ministre a rappelé que le pays réalise, aujourd'hui, quelque 80 000 logements/an, alors que les besoins se chiffrent à250 000 unités. M. Tebboune a déploré, dans ce contexte, le fait que les 113 entreprises retenues dans le cadre de la short-list étaient «toujours attendues» malgré les opportunités qui leur sont offertes et qui leur permettent de mener des consultations directes avec les maîtres d'ouvrage, leur évitant ainsi de tomber dans les procédures initiales découlant des appels d'offres. Insistant à nouveau sur la nécessité de compter avant tout sur l'outil de réalisation algérien, il a également rappelé que les entreprises figurant sur la short-list en question ont été choisies parmi celles capables de construire 400 logements/an, tandis qu'il n'est fait appel qu'aux entreprises étrangères pouvant réaliser 1 500 logements/an. Le ministre a aussi rappelé l'obligation d'utiliser des matériaux locaux chaque fois que cela est possible, soulignant l'interdiction de les importer dans ce cas. La wilaya de Batna a été citée en exemple par M. Tebboune qui, après sa visite dans la commune montagneuse d'Arris, la veille, s'est félicité de la présence en force des entrepreneurs privés locaux sur les différents chantiers d'habitat où, malgré la nature difficile du terrain, le coût au m2 n'excède pas les 32 000 dinars alors qu'il atteint 35 000 dinars dans d'autres régions. «Nous nous trouvons dans une wilaya-pilote en matière de réalisation de logements et cela qualifie cette région à recevoir de nouveaux programmes d'habitat dans le cadre du plan quinquennal 2015-2019», a encore souligné le ministre. S'agissant du foncier destiné aux équipements publics, le ministre a rappelé la création d'un fonds spécial destiné à l'acquisition de terrains et au financement, le cas échéant, des indemnisations résultant d'expropriations. Ce fonds, a-t-il précisé, déjà mis en place certaines wilayas, dont Oran et Tizi Ouzou, est mis à la disposition des walis dans un souci de gain de temps.M. Tebboune a également évoqué la question de l'urbanisme pour affirmer qu'une équipe s'emploie à l'heure actuelle à la révision de toutes les lois en relation avec ce volet, l'objectif étant d'élargir le champ d'intervention des investisseurs privés et de permettre à l'Etat de se consacrer aux équipements publics. Le ministre de l'Habitat a inauguré, au second jour de sa visite de travail, une usine de statut privé spécialisée dans la production de dalles de sol (17 000 m2/jou) selon un process de fabrication ultramoderne. Une entreprise dont le produit n'a rien à envier aux revêtements européens et qui a réussi, selon M. Tebboune, à s'intégrer dans le processus du «compter sur soi».APS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie presse service
Source : www.latribune-online.com