
Après celle d'Alger qui avait réuni les gestionnaires et praticiens de différentes wilayas du Centre, une rencontre régionale d'évaluation similaire des régions de l'est et du sud-est du pays a été organisée à Annaba jeudi dernier.Présidée par Abdelmalek Boudiaf, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, accompagné d'une forte délégation comprenant ses proches collaborateurs, cette rencontre a permis aux participants d'aborder les différentes questions en relation avec le développement et l'amélioration des actes de soins. Elles sont toutes en relation avec la nouvelle loi sanitaire appelée à être mise en application dans les prochains mois. C'est du moins ce qu'a annoncé à plusieurs reprises le ministre. Il s'est également exprimé sur les six points de satisfaction enregistrés par son secteur dont la disponibilité pharmaceutique, celle des accélérateurs dont le nombre devrait atteindre les 40 à court terme et la hausse de la production nationale du médicament au profit des malades.De 58% actuellement, la production des médicaments devrait atteindre les 70% fin 2017. Sans être un atelier avec au bout des recommandations, la rencontre de Annaba est à même de permettre au ministère d'évaluer les acquis enregistrés et les difficultés à surmonter. Ainsi, il a été beaucoup question de l'expansion et de la consolidation des structures à travers l'enrèlement de nouvelles dispositions de santé, mais aussi la rénovation et la réhabilitation de ces mêmes structures et leur dotation en équipements de soins, matériel médical et autres. Il a été également question de formation des effectifs dans un domaine médical, paramédical et administratif en termes de ressources humaines.Au fil de ses interventions qui suivaient le niveau de maîtrise de la gestion de la santé dans une wilaya, le ministre exprimait sa ferme volonté d'humaniser les hôpitaux, polycliniques et autres établissements ainsi que les urgences. Informatiser, rendre les médicaments davantage disponibles, généraliser les opérations de jumelage entre les hôpitaux et les cliniques, externaliser les consultations, renforcer les soins à domicile, la contractualisation et le recours aux compétences nationales établies à l'étranger ont été au centre des préoccupations du premier responsable du secteur.Le ministre a souligné à plusieurs reprises que la politique nationale de santé ne fait pas de distinction entre secteur public et secteur privé. Ont aussi été abordés le Plan national de lutte contre le cancer, la transplantation et le don d'organes. «Nous avons réussi un important nombre de greffes de reins, de la cornée, de la moelle épinière”? Nous avons renforcé la mise en œuvre du Plan national de lutte contre le cancer et la transplantation. En ce qui concerne le don d'organes, nous envisageons de lancer une vaste opération de sensibilisation pour augmenter ce type de dons», a indiqué le ministre.Réagissant à ce qui est convenu d'appeler l'affaire «Paracétamol», Abdelmalek Boudiaf a tenu à préciser que tout médicament est soumis à un contrôle strict avant d'être autorisé à la commercialisation dans le pays. Il s'agissait d'une cabale intervenant à la veille de la rencontre des hommes d'affaires de divers pays d'Afrique à Alger.L'Algérie, étant classée dans le lot de tête, a été retenue au titre d'Agence africaine du médicament. Cette nouvelle structure a été reconnue par l'OMS. Le ministre s'est par la suite attardé sur les nombreux acquis enregistrés par le secteur tels que la préservation de la gratuité des soins, l'universalité et l'égalité d'accès aux soins, la solidarité, l'équité et la continuité du service public de santé, sur lesquels, a-t-il affirmé, insiste le président de la République Abdelaziz Bouteflika.Le premier responsable de la santé n'a pas omis d'évoquer également la décentralisation, l'intersectorialité, l'évaluation et le contrôle. «C'est un vol qualifié. Les auteurs seront poursuivis pour ce délit», a-t-il dénoncé à propos des praticiens et techniciens de la santé qui, inscrits au titre des structures de santé publique, abandonnent leur poste pour proposer leur compétence à des privés. A cet effet, il a ordonné à ses proches collaborateurs de prendre toutes les dispositions utiles pour que des enquêtes impromptues soient effectuées et en cas de faute, mettre en application la réglementation.Il a cité à ce propos les mesures réglementaires prises par le directeur de la santé de la wilaya de Tipasa et qui ont donné des résultats probants. «Nous ne retenons personne», a affirmé le ministre avant de revenir une fois de plus sur les priorités que son secteur s'assigne, à savoir : médicaments, informatisation et humanisation.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Bouacha
Source : www.lesoirdalgerie.com