
Ce jeudi dernier, le wali d'Annaba, Youcef Cheurfa, les représentants des différentes institutions de l'Etat et les élus ont effectué une visite de travail sur le grand chantier de plus de 1.300 ha du projet «ville nouvelle de Draâ Erich» de 50.000 logements tous segments confondus.Les huit députés étaient absents apparemment plus intéressés par le règlement de leurs problèmes et ceux de leurs proches que par les préoccupations des populations. Les responsables présents se sont inquiétés du niveau atteint par les travaux des équipements et infrastructures de base. Ce qui a permis au wali de s'exprimer sur ce qui a été fait, en cours ou sur ce qui doit être fait. Dans ses propos, revenait sans cesse «travaillons ensemble pour réussir la matérialisation de ce projet. Notamment celle de sa première phase pour laquelle l'Etat a injecté 13 milliards de dinars». Le wali a constamment suggéré la mise en commun des efforts et des actions concertées de tous. Il s'agissait, pour lui, de secouer le cocotier sans craindre l'impopularité et de balayer sur son chemin l'indiscipline des uns, le désordre entretenu et consolidé des autres. On n'en est pas encore là. Puisque, sous une forme ou sous autre, les actes de corruption persistent. Ils ont eu pour conséquence le non-paiement des situations de nombreuses entreprises de réalisation et des privilèges accordés à d'autres pour qui la trésorerie est toujours pleine à craquer. Cependant, pour éviter de voir leur entreprise inscrite sur la liste rouge «à boycotter», les entrepreneurs concernés font le dos rond. Mais jusqu'à quand ' Certes, le wali a bousculé les habitudes, mais il reste qu'il n'arrive toujours pas à dessiner les vrais contours de sa wilaya sur une toile vierge ou des pages blanches d'Annaba. C'est que les problèmes à résoudre sont nombreux, complexes et sensibles et que l'équation urbaine complique tout. La demande est forte en matière de besoins des populations, lesquelles ont la fronde et la contestation à fleur de peau. Comment mettre de l'ordre dans ce capharnaüm ' Interrogés sur les difficultés qu'ils rencontrent dans l'exécution des projets qui leur sont confiés, des chefs d'entreprise ont estimé que les autorités locales veulent remettre de l'ordre dans la wilaya sans y mettre le prix. Il est dit qu'avec les augmentations annoncées pour 2017 sur les prix des matériaux de construction, il y a lieu d'appréhender les retombées négatives en termes de poursuites des travaux. Comme pour les confirmer, l'expert en économie Mazouz Bachir l'a souligné. Il l'a fait en présence du wali lors de la vidéo conférence avec le ministère de l'Intérieur qu'il a animée en après-midi du même jeudi au siège de la wilaya. Il avait affirmé : «il n'est point besoin d'aller à l'école pour savoir gérer un dossier. Le simple bon sens y suffit». Malheureusement, la force de l'habitude aidant, le désordre a fini par s'imposer. L'on a l'impression qu'hormis le wali planificateur de formation, le conseil exécutif qu'il dirige laisse apparaître c'est à qui causera plus et mieux que l'autre. Il y a également le fait qu'à différents niveaux des institutions de l'Etat, certains directeurs piétinent les plates-bandes de leurs homologues en voulant mettre de l'ordre. Ceux qui acceptent le risque de suivre le rythme au pas de charge imposé par le wali, sont qualifiés d'empêcheur de causer tranquillement. C'est que dans la wilaya d'Annaba est devenu le panier à crabes, pour les directeurs désignés pour leur incompétence, le fait de secouer des habitudes corrosives consolidées est classé dans la liste des adversaires de la corruption. C'est dire qu'à Annaba, celui qui arbore le manteau de l'impopularité ne doit pas s'attendre à être applaudi. Il est systématiquement écarté. Et pour cause, ces directeurs qui s'opposent ferme à quiconque dérangent leurs intérêts. Bien qu'ils comprennent le bien-fondé du projet Draa Erich de 50.000 logements de divers segments dont 3.000 sont déjà prêts à être habités les pilleurs du trésor public veulent en faire la grotte de sésame sans pour autant offrir la contre-partie. Il y a aussi les équipements et infrastructures de base à la nouvelle-ville de Draâ-Erich, 12.000 au pôle urbain de El Gantra et Aïn Djebara, 7.000 autres à Kalitoussa, 7 châteaux d'eau de grande capacité jusqu'à 10.000 m3, un CHU de 500 lits, un hôpital de chirurgie cardiovasculaire pédiatrique, une gare maritime et bien d'autres projets les uns aux travaux bien avancés, les autres inscrits pour être réalisés d'ici à 2019.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djabali
Source : www.lnr-dz.com