Annaba - A la une

Moudjahidine



Moudjahidine
Alors que le débat sur les faux moudjahidine n'a pas pris fin, le gouvernement, à travers le ministre des Moudjahidine, dépoussière la reconnaissance de la qualité de moudjahid.Le ministre, Tayeb Zitouni, a effleuré le sujet lors d'un récent déplacement à Annaba. Mais ni lui ni son département n'en ont dit plus. Et les organisations de masse, occupées à applaudir le chef de l'Etat, ne se soucient pas d'un sujet qui risque pourtant de réveiller de vieux démons. Car personne ne peut expliquer comment se fait-il qu'en 2015, c'est-à-dire 53 ans après l'indépendance, le pays n'arrive toujours pas à connaître le nombre de moudjahidine.Pis, leur nombre augmente au fil des années malgré le décès de beaucoup d'entre eux. Dans les faits, les attestations de reconnaissance ont cessé d'être attribuées depuis 1995. Officiellement, aucun «nouveau ancien maquisard» n'a été déclaré. Pourtant, le budget du ministère reste toujours l'un des plus élevés de l'Etat. Cela est certes dû à une inflation galopante. Mais les besoins de «la famille révolutionnaire» deviennent de plus en plus pesants.La reconnaissance de la nation aux sacrifices des «vrais moudjahidine» est un devoir que chacun doit assumer. Mais aucune logique ne peut justifier que le nombre des moudjahidine en 2015 est largement supérieur à celui de 1962. Et si ce nombre est très important, c'est parce que beaucoup de faux moudjahidine se sont ajoutés aux vrais combattants.Pis, des citoyens qui avaient à peine 10 ans à l'indépendance ont réussi à bénéficier des avantages accordés à ceux qui ont réellement risqué leur vie pour l'indépendance du pays. Rien n'indique que le budget du ministère des Moudjahidine baissera dans les années à venir. Le nombre d'ayants droit ne cesse, en effet, de s'élargir et en plus des enfants de chouhada, les enfants de moudjahidine puis les petits-enfants de ces derniers se constituent en association pour s'assurer un viatique éternel...


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)