Après la grosse affaire d'atteinte aux droits des syndicalistes et travailleurs de l'Algérienne Des Eaux (ADE) d'Annaba de décider de leur représentativité, le monde syndical national devrait, une nouvelle fois, occuper les feux de l'actualité. Celle-ci devrait être riche en révélations. En fait, il s'agirait d'affaires qui, exploitées l'une après l'autre, devraient mettre au jour, diverses arnaques commises par l'ex- SG UGTA.A commencer par celle qui porte sur le pillage durant 22 années (1997/2019) du patrimoine de l'Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA) dont il assumait la responsabilité. Les travailleurs dont les retraités n'ont pas oublié celle qui impose aux travailleurs (tous secteurs confondus, public et privé) d'alimenter mensuellement le Fonds National de Péréquation des ?uvres Sociales (FNPOS). Cela se faisait via une cotisation de 1 % prélevée par leur employeur. Destinés aux travailleurs, les centaines de logements aussitôt achevés, sont cédés à un prix plus que bradé à des personnalités proches du pouvoir dont des ministres et de hauts cadres dirigeants. C'est ce que révèle un document de l'Inspection générale des finances (IGF). Il a été remis à Saïd Bouteflika ainsi qu'à l'ex-ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité socialeTidjani Hassan Haddam. Le dossier a été classé sans suite. Il s'avère que ce ministre a été bénéficiaire, en une seule fois, de 3 logements FNPOS. Pour avoir trop insisté sur cette question des cadres de l'IGF se sont retrouvés aux archives. Ils n'en sortiront plus jusqu'à leur mise à la retraite. Egalement bénéficiaires de ce type de logement dont le prix de cession était tout aussi bradé l'ex-ministre Mourad Zemali et des proches de membres du Conseil d'administration du FNPOS. Il y avait de quoi avec un F4 à 450 millions, alors que leur valeur vénale dépasse le 1,5 milliard cts. Cet avantage n'a pas, semble-t-il, suffit à des gens du pouvoir. Nombre d'entre-eux n'ont fait que sauver les apparences en déboursant le montant d'à peine 50.000 DA au titre de premier apport. Depuis, ils ne sont plus revenus pour régulariser leur situation locative. A ce jour, ils n'ont jamais été inquiétés par leur logeur. En fait, celui-ci a été créé pour servir les intérêts des ministres, leurs proches et les enfants de la nomenklatura. La direction de cette structure se faisait un plaisir d'effectuer sur le compte de sa trésorerie, des travaux de réhabilitation ou d'environnement. C'est dire qu'à ce niveau, les faits et méfaits sont légions. Au même titre que les irrégularités, dépassements et malversations dans la passation des marchés, la gestion des moyens humains et ceux matériels. L'Inspection Générale des Finances (IGF) y avait mis son grain de sel en interpellant les services de la Présidence dont Saïd Bouteflika pour faire place nette. Il s'est avéré que ce dernier était là pour assurer les arrières des uns et des autres. Ce dossier FNPOS met au-devant de l'actualité Sidi Saïd Abdelmadjid et une quinzaine de membres du secrétariat national de la Centrale syndicale UGTA. Ils ont déjà été entendus par les services de sécurité quant à leur implication dans de nombreuses affaires. Outre celles à milliards DA à la Centrale que dirigeait Sidi Saïd, figure celle des 20 millions DA dont on ne trouve pas trace à l'U.W Annaba. Ce que, convoqué à la barre du tribunal de Sidi M'Hamed, l'ex-secrétaire général de l'organique devait s'expliquer. Il est appelé à comparaître au même titre que Sidi Saïd Abdelmadjid, de nombreux ministres et des opérateurs économiques. Ils auront à répondre d'actes douteux de gestion d'enrichissement illicite, d'abus de pouvoir, faux usage de faux, trafic d'influence et fausses déclarations. La liste des faits et méfaits est bien longue. Tel le détournement des fonds prévus pour les réalisations de logements FNPOS destinés aux travailleurs. Autres griefs énoncés à l'encontre de l'ex-SG/UGTA et sa douzaine de comparses, le trafic d'influence, la dilapidation de l'argent des travailleurs, le bénéfice d'avantages indus et le financement occulte de partis politiques. Et ce n'est pas fini quand on sait que le même personnage comparaîtra dans les prochains jours devant le conseiller instructeur près la Cour suprême. Il doit être entendu pour clarifier certains aspects relatifs à autres affaires. Dans le lot il y a celles à milliers de milliards DA investis à fonds perdus dans de nombreuses affaires telles que celle de «Al Khalifa » jugée en 2015.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Djabali
Source : www.lnr-dz.com