Sept des prisonniers, relâchés après avoir purgé leur peine, ont tenu à être présents, hier, pour témoigner leur reconnaissance aux animateurs du mouvement populaire.C'est une manifestation un peu particulière qui a été cette fois organisée par les Béjaouis. Elle intervient au moment où certains détenus d'opinion ont été libérés, mais aussi par l'apparition de la violence contre les marcheurs dans plusieurs régions du pays. Si les détenus ont recouvré leur liberté, d'autres sont toujours incarcérés alors que des hordes de jeunes déchaînés tentent de perturber le mouvement populaire pacifique.
Plusieurs dizaines de personnes ont pris part, hier en début de soirée, au rassemblement, qualifié de "spécial", tenu sur la place de la Liberté d'expression Saïd-Mekbel. La manifestation a été décidée dans le sillage de la libération d'une partie des détenus, arrêtés pour port de l'emblème amazigh. Il faut dire que l'action se déroulait chaque lundi, et ce, depuis le début des arrestations, en signe de solidarité avec les détenus mais aussi de leurs familles.
Aussi, 7 des détenus, libérés après avoir purgé leur peine, ont tenu à être présents, hier, pour témoigner leur reconnaissance aux animateurs du mouvement populaire à leur tête Anis Adjlia et aux citoyens de Béjaïa, qui ont été solidaires avec eux ainsi qu'avec leurs "familles, qui en avaient le plus besoin", a confié l'un d'eux. Lorsque les anciens détenus, emblème amazigh sur les épaules, sont montés à la tribune, un comité de femmes a remis à chacun un bouquet de fleurs en signe de bienvenue.
Dans la foulée, on a observé une minute de silence à la mémoire de tous les martyrs de la démocratie. "On doit continuer le combat pour que vive l'Algérie libre et indépendante", a lancé le militant Anis Adjlia avant que l'assistance ne scande : "Pouvoir assassin", "Dawla madania machi askaria" (Etat civil, non militaire) ou encore "Djazaïr houra dimokratia" (Algérie libre et démocratique).
L'animateur principal de cette soirée a tenu, par ailleurs, à rendre hommage aussi à Saïd Mekbel, le journaliste, qui avait déclaré : "C'est l'encre qui doit couler. Non pas le sang." Et s'adressant aux anciens détenus : "C'est de cette place de la Liberté d'expression que l'on organisait notre solidarité avec vous et surtout avec vos familles, qui en avaient le plus besoin. On soutenait dans cette épreuve vos parents, vos épouses et vos enfants.
Et c'est d'ici que les gens vous écrivaient des lettres. " Beaucoup de manifestants ont brandi durant ce rassemblement spécial des affiches sur lesquelles on pouvait lire : "Nous sommes tous Annaba", "Nous sommes solidaires avec nos frères d'El-Bordj", les wilayas où des baltaguia ont usé de violence à l'encontre de manifestants pacifiques.
M. OUYOUGOUTE
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M OUYOUGOUTE
Source : www.liberte-algerie.com