
Quarante participants dont des experts et des architectes venus de France, du Maroc, de Belgique, d'Italie et de Tunisie, prendront part, les 20 et 21 de ce mois à Annaba à un séminaire international intitulé « Fabriquer et habiter les villes à l'ère de la mondialisation, les dynamiques paradoxales de l'urbanisation contemporaine ». Ce colloque, indique le président du comité d'organisation, le Pr Kaddour Boukhemis, s'inscrit dans la continuité des travaux du programme du Comité mixte d'évaluation et de prospective (Cmep Tassili) regroupant des chercheurs algériens (Université Badji Mokhtar - Annaba) et français (Université de Caen - Basse, Normandie). Cette rencontre scientifique, dit-il, abordera plusieurs thématiques autour de la ville. Comme « La ville, entre intégration et exclusion » où l'accent sera mis sur la cité qui est devenue spatialement éclatée, socialement hétérogène et composite, économiquement complexe et politiquement difficile à gérer et « Transports et commerces : vecteurs de transformation urbaine et sociale ». L'objectif est d'expliquer la transition économique qui se caractérise par la mise en place et l'expansion de nouvelles formes d'organisation des chaînes d'acteurs, des marchés et des systèmes territoriaux et par une dynamique de circulation accélérée et massive de flux de capitaux, de marchandises, d'hommes, de technologies et d'informations. « Dans ce contexte de mondialisation, le pouvoir d'acteurs supranationaux fonctionnant en réseaux participe tout autant à restructurer qu'à déstructurer les territoires par le remodelage des rapports aux territoires, des activités, aux hommes et à l'environnement. Il s'agit ici de comprendre comment les réseaux (espaces envisagés par des points et des flux) et territoires (espaces envisagés par des surfaces) s'articulent et évoluent conjointement », explique le Pr Boukhemis. Quant au thème « La ville, objet de marketing et de médiatisation : effets sociaux et spatiaux », notre interlocuteur indique que les villes sont devenues des objets de marketing et de médiatisation. Ce fait peut conduire à privilégier l'effet d'annonce (grands projets qui ne sont pas réalisés) et l'effet de vitrine (quelques actions spectaculaires qui ont une image forte mais sans effet d'entraînement puissant). Les séminaristes parleront de certaines populations et de parties de villes, qui se trouvent exclues, spectatrices du changement. Pour « L'urbanisation : modèles et contre-modèles », le Pr Boukhemis a affirmé que ce point traitera la croissance des villes contemporaines où résultent des effets de jeux de forces et de mouvements antonymiques, qui oscillent entre l'éclatement et la polarisation. « C'est un phénomène d'étalement urbain sur des espaces agricoles et/ou des espaces naturels qui est matérialisé par l'implantation en périphérie de la ville, de l'habitat collectif ou individuel, de zones d'activité et des espaces de loisirs, et partout, les citadins aspirent à de nouvelles formes de vie où la ville serait à la fois accessible et mise à distance. »
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Medjahdi
Source : www.horizons-dz.com