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Bachir-Chérif



Bachir-Chérif
Membre du comité d'organisation de la Coupe d'Afrique des nations en qualité de vice-président de la commission presse et informations, l'actuel directeur du journal Tribune, Hassen Bachir-Chérif, nous parle dans cet entretien de l'organisation de la CAN 1990. Il évoque dans cet entretien les changements qui influencent grandement sur le choix du pays hôte de la CAN.L'Algérie a organisé pour la première fois la CAN en 1990 et est candidate pour celle de 2017 dont le pays hôte sera connu aujourd'hui. Le choix se résume-t-il seulement en la réponse au cahier des charges 'Le cahier des charges présenté par les autorités algériennes en 2015 est flou et ambigu. Il faut rappeler que l'actuel président de la CAF, Issa Hayatou, qui était intérimaire en 1986 au poste de premier responsable de l'instance continentale, nous avait promis l'organisation de la CAN 1990. En 1988, il a été élu président de la CAF grâce à l'Algérie et nous a fait bénéficier de l'organisation de la phase finale. Une fois cette dernière acquise, nous avions mis en place le COCAN qui a travaillé durant deux années pour une bonne organisation de la phase finale de la 17e édition avec deux poules, une à Alger et l'autre à Annaba.Que faut-il retenir de l'édition organisée pour la première fois en Algérie 'Trois choses essentielles sont à retenir de cette édition algérienne. La première : c'est la bonne organisation puisque l'édition de 1990 est restée tout de même dans les annales du football africain. La deuxième concerne la première consécration de l'Algérie. La troisième : les nouveautés qui ont été introduites, à savoir les droits de télévision et les droits de sponsoring.Qu'est-ce qui a changé depuis la CAN 1990, notamment dans le choix du pays hôte 'Vous savez, 25 ans après, les choses ont changé. Le mode opératoire a changé et la Coupe d'Afrique des nations a pris une autre dimension internationale. La preuve, les dirigeants et candidats à la présidence de la FIFA viennent assister au congrès et s'appuyer sur les présidents des fédérations africaines pour l'élection du futur président de la FIFA. Je ne sais pas ce que les gens sont en train d'écrire ou d'expliquer. Moi, je suis pessimiste quant à l'octroi de l'organisation de la CAN pour l'Algérie, et ce, pour deux raisons. La première est que la CAF a pris une certaine autonomie. Des personnes qui siègent dans le comité exécutif n'ont absolument plus rien à avoir ni avec la CAF ni avec l'Etat. Je fais là allusion au lobbying qui impose ses décisions. Et cela est un handicap majeur pour un pays qui veut faire une opération diplomatique transparente et sincère.Vous insinuer par là le jeu des coulisses...Effectivement. Il y a des paramètres objectifs (cahier des charges à niveau) et d'autres subjectifs. La CAF obéit à d'autres paramètres qu'on appelle le lobbying agressif alimenté par la corruption et autres pratiques. La question qui se pose est la suivante : est-ce que dans le dossier qu'a présenté l'Algérie, le paramètre économique a été bien pris en charge ' Sachant que les gros contrats des opérateurs économiques pour sponsoriser l'évènement vont peser grandement dans la décision finale de l'octroi de l'organisation.Et comment évaluez-vous les chances de l'Algérie de décrocher l'organisation de la CAN 2017 'En sus de la consistance du dossier, le jeu des coulisses sera décisif. Dans ce dernier, je ne vois pas l'Algérie marquer des points. Sincèrement, je vois l'attribution de la prochaine CAN au Ghana qui me semble mieux armé, au-delà du cahier des charges.


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