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L'appel de Ghlamallah aux électeurs



L'appel de Ghlamallah aux électeurs
C'est autour des élections législatives du 10 mai qu'ont été axées les trois communications inscrites au programme de la journée d'étude sur la «citoyenneté positive» organisée par la direction des affaires religieuses de la wilaya de Annaba jeudi dernier.
Présidées par Ghlamallah Bouabdallah, ministre des Affaires religieuses et du wakf et Mohamed Ghazi, wali de Annaba, la rencontre a vu la participation de quelque 200 imams, des exégèses, des universitaires, des spécialistes des sciences islamiques, des hommes et des femmes de loi. Programmée à quelques jours du lancement de la campagne électorale et à quelques semaines du rendez-vous du 10 mai, date du scrutin, elle se voulait être le point de lancement de la 2e phase de préparation de cet événement national. C'est d'ailleurs, l'interprétation donnée par des participations à l'intervention de M. Ghlamallah Bouabdallah : «Tout un chacun des citoyens de ce pays doit participer à ces élections. L'amour de la patrie est un acte de foi que tout religieux doit souligner dans ses discussions, ses prêches et ses discours aux fidèles. Il ne s'agit pas de dire pour qui ils doivent voter mais de les appeler à se rendre à l'urne et à y déposer le bulletin que leur conviction, et seulement leur conviction, leur dicte de faire». Tout a été dit dans cette déclaration du ministre qui a lancé un véritable appel à voter à l'endroit des électeurs. Le même appel est abordé sous différentes formes dans les 3 communications. La citoyenneté positive se reflétait dans les propos de chacun des intervenants entre imams, universitaires, hauts cadres du ministère. Y revenait sans cesse, le devoir de tout un chacun de choisir en toute liberté le bon gestionnaire. Mais c'est, sans aucun doute, l'intervention d'un imam condamnant les pratiques de ceux qui durant la décennie noire ont assassiné hommes femmes et enfants, qui a eu le mérite de retenir l'attention de la majorité des participants. «Notre pays a souffert et souffre toujours des pratiques de ces sanguinaires. Ils n'ont épargné ni les hommes ni les biens. Des ignorants sans aucune relation avec notre religion qui durant la décennie noire ont égorgé injustement 96 imams dont le seul tort est d'avoir voulu lutter contre leurs déviations. Sous la menace d'être assassinés, d'autres ont fui le pays. C'est pourquoi, M. le ministre, je propose d'instituer une cérémonie annuelle à la mémoire des religieux victimes du terrorisme» avait-il indiqué. C'est dire que rarement consultation électorale n'a atteint un tel degré d'animation. L'organisation de ce séminaire sur la citoyenneté positive par une institution du gouvernement en est le reflet. D'autres rencontres locales et régionales du même type devraient être programmées dans les prochains jours pour déboucher sur une large sensibilisation des citoyens à aller aux urnes le 10 mai 2012. Mais la réalité qui s'affirme quotidiennement, est d'une autre nature. Elle est sur le terrain, des opérations où l'on décèle une certaine fébrilité. Bon nombre de militants, cadres ou candidats issus de partis politiques et ceux inscrits sur les listes indépendantes n'ont pas attendu le début de la campagne électorale pour occuper la scène politique locale, régionale et nationale. Des clivages sont apparus tant au sein des permanences de partis politiques que dans les milieux des candidats indépendants. La situation est suivie avec intérêt par les citoyens qui glosent sur les capacités de tels ou autres candidats à les représenter dignement à l'Assemblée populaire nationale. C'est que partant des déclarations réitérées des responsables de l'Etat quant à des élections honnêtes et transparentes, les électeurs veulent marquer une vraie rupture avec les habitudes électorales dignes du parti unique. Bon nombre se sont déjà exprimés sur leur préférence au bénéfice de candidats instruits même dénués de charisme. Pour ces électeurs, la bénédiction d'Alger, la proximité du prince et la réputation du bras long ne sont plus des conditions nécessaires pour emporter un siège à l'APN. «Cette fois, c'est aux électeurs de décider qui les représentera dans la Chambre basse à Alger. Ceux qui s'entre-déchirent dans le vieux parti oubliant que depuis des années ils n'ont fait que cultiver la médiocrité avec pour conséquence la situation socio-économique aléatoire que vit le pays, en seront pour leurs frais. Ils ne passeront pas. Maintenant, si l'urne est manipulée au gré des intérêts de certains, la réaction de la rue sera imprévisible», avoue un père de famille. Retraité de son état, il a à c'ur le prochain rendez vous électoral auquel, avec ses 4 enfants en âge de le faire. Pour l'heure, les citoyens se prononcent sur des problèmes de vie quotidienne comme la flambée des prix des produits de première nécessité, des fruits et légumes dont la pomme de terre, sur des exigences d'environnement ou de circulation. Bon nombre d'entre eux n'ont pas manqué d'analyser l'appel lancé par M. Ghlamallah Bouabdallah qui leur est parvenu à l'issue de la journée d'étude sur la citoyenneté positive. C'est pourquoi ils ont estimé être en droit de réclamer une participation à la décision politique et ne plus accepter qu'elle vienne d'en haut.
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