Annaba - A la une

En bref



En bref
L'habitat précaire constitue une plaie pour notre pays, qui veut s'en débarrasser mais sans y parvenir jusqu'à maintenant.
La tâche est certainement ardue au vu des constructions anarchiques qui continuent à pousser ici et là. C'est le cas à Annaba, où la distribution de logements se poursuivra cette année pour le recasement des occupants des bidonvilles.
Les différentes opérations précédentes n'ont pas pu régler le problème. L'autre plaie dont souffre notre société, et elle en est souvent la cause, c'est la violence faite aux femmes. Si toutes les villes du pays se ressemblent dans le traitement de l'autre moitié (de la société), il semble qu'Annaba est l'une des contrées qui se distinguent dans l'acharnement contre le sexe faible, avec 251 cas enregistrés l'année qui vient de s'écouler.
Il va de soi que les chiffres officiels ne représentent jamais la réalité, les victimes préférant se taire plutôt que de recourir à la justice, honte suprême pour celles-ci. La laideur de ces gestes infâmes n'est peut-être pas celle que nos quartiers offrent à la vue avec leur bric-à-brac, leurs décharges et leurs immondices, mais celle-ci est certainement repoussante.
Les marchés informels paraissent difficiles à déraciner, comme c'est le cas de celui de la cité Safsaf qui survit grâce à l'inertie des autorités locales, au grand dam des citoyens, des commerçants légaux et des automobilistes. Les étals de fortune avaient pourtant été démantelés sur décision du wali, mais l'absence des services de sécurité a favorisé le retour des vendeurs. On ne peut évoquer Annaba sans faire un passage obligé par le complexe ArcelorMittal d'El Hadjar, qui vit dans la tourmente depuis que l'Etat s'en ait défait.
Les problèmes sont multiples, les travailleurs livrés à une situation des plus complexes, et tous les ingrédients sont réunis pour que cet ancien joyau de la sidérurgie algérienne continue sa descente aux enfers. Un état détaillé des lieux est fait par notre correspondant dans cette région.
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