Annaba - A la une

«Démolition» et reconstruction de baraques



«Démolition» et reconstruction de baraques
Photo : Riad
quatre-cent-cinquante logements seront attribués début 2013 à Chaïba, Sidi Amar, une dizaine de kilomètres à l'est du chef-lieu de wilaya d'Annaba. Cette énième distribution qui concernera uniquement les habitants du bidonville de Chaïba, situé à l'entrée de la localité, ne règlera pas le problème de l'habitat précaire dans cette commune née, il y a une trentaine avec l'entrée en production du complexe sidérurgique d'El Hadjar. En effet, constructions illicites érigées l'espace d'un weekend, baraques construites à la hâte et autres locaux commerciaux pullulent et occupent des espaces au départ limité mais qui au fil des jours, s'agrandissent jusqu'à s'imposer comme agglomération.
Le CEM Bouamrane Mohamed est maintenant assiégé par ces constructions insalubres et sans commodités mais où s'entassent des centaines de familles.
Il y a eu par le passé des recasements et des relogements mais très vite les baraques laissées ont été réoccupées et les nouveaux habitants venus des wilayas voisines ont à leur tour été relogés. Dernièrement, une instruction du wali a subordonné toute remise de clés d'un logement attribué à la remise à l'Opgi d'un PV de démolition de la baraque.
Cela n'a pas réglé pour autant la question puisque les bénéficiaires avaient déjà revendu leurs taudis et pour se conformer à cette directive, ils érigent de nouvelles baraques puis procèdent à sa démolition en présence des agents de la commune et des policiers et le tour est joué. Ceci bien sûr avec la complicité de ceux-là mêmes chargés d'appliquer ladite instruction.

Marché et saleté ambiante
Le marché de la cité Safsaf située à la plaine ouest d'Annaba qui déborde des deux côtés de la rue, offre une image digne d'un bidonville, en plein centre-ville. D'un côté les immeubles de l'Aadl à 15 étages, la cité Safsaf communément appelée «Les Allemands» et de l'autre, un concessionnaire automobile où les véhicules flambants neufs sont exposés et au beau milieu une laideur indescriptible. En effet, des marchands de fruits et légumes se sont installés sur les trottoirs et sur une partie de la chaussée gênant ainsi la circulation automobile et même le passage des piétons.
Des détritus, de fruits et légumes pourris traînent un peu partout et une benne à ordures qui dégage des odeurs nauséabondes, des odeurs tellement fortes que l'on est obligé de se boucher le nez pour ne pas avoir à vomir. Des étals avec des armatures de fortune, faites de tôles et de sacs en plastique ou en tissu, et des charrettes sans roues où sont exposées à la vente, pêle-mêle, pommes de terre, bananes, oignons, courgettes, oranges et autres. La saleté ambiante, avec tout ce que cela peut avoir comme conséquence sur la santé publique, ne dérange nullement les citoyens qui y viennent pour faire leurs courses se disant qu'après tout , ils ne vont pas s'y éterniser et qu'après tout, ces vendeurs leur rendent service du fait de la proximité des étals en question. Il y a bien eu une décision du wali de faire évacuer par la force, s'il le faut, ce marché sauvage et insalubre, ce qui fut exécuté mais quelques temps plus tard, et comme d'habitude, ces marchands sont revenus à la charge et réoccuper les lieux. Aujourd'hui, la situation a empiré.

Oléiculture à Annaba : La récolte en hausse par rapport à l'année 2011
Selon les prévisions établies par la direction des services agricoles (DSA) d'Annaba, à la fin de la campagne, la cueillette des olives atteindra les 125 000 quintaux, ce qui est en hausse par rapport à l'année 2011 de 2 500 quintaux. Sur les 513 ha affectés à la production de ce fruit de l'olivier, 340 hectares de vergers oléicoles sont concernés et le rendement moyen à l'hectare est estimé à 13 quintaux. Cette production a été rendue possible grâce aux techniques introduites mais surtout au fait que de nouvelles plantations avaient été créées dans le cadre des programmes initiés par la Conservation des Forêts au profit des jeunes chômeurs. Un autre programme est en cours dans le cadre du plan quinquennal 2010/2014 et concernera 2 000 hectares de plantation en oliviers, ce qui catapultera la wilaya d'Annaba parmi les plus en vue pour la production oléicole.

Violences faites aux femmes : Annaba «se distingue»
Le phénomène n'est pas nouveau mais ces dernières années, il prend de l'ampleur et la femme vivant dans cette société d'hommes, faite par les hommes et pour les hommes, en est la première victime expiatoire.
A Annaba, elles sont 251 à avoir subi ces violences en cette année 2012, du moins celles qui ont porté plainte. Pour les autres, et elles sont des milliers, elles préfèrent se taire de peur de représailles de leurs familles, de leur mari ou de leurs frères. Selon le communiqué des services de la Sûreté de wilaya d'Annaba, ces femmes âgées entre 19 et 67 ans ont été victimes de violences au domicile conjugal ou dans la rue et même sur les lieux de leur emploi. 35 % de ces cas se passent au niveau des couples, et il n'est pas rare que des hommes aient recours à la violence contre leurs s'urs ou contre leur propre mère.
Ce qui est inadmissible, c'est que personne n'intervient ou ne dénonce ces violences qui tendent à se généraliser et traumatisent la gent féminine. Les beaux discours développés ça et là n'y font rien parce que déjà au niveau de la famille, et dès le plus jeune âge, le garçon est encouragé et prend le pouvoir sur la fille reléguant celle-ci au rang de mineure à vie. Ce qui par la suite se confirme au niveau de la société et devient la règle.
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