
Si pour certains, le jeûne est synonyme de retenue et de rites religieux, pour d'autres, l'atteinte à la pudeur est un acte banal même en ce mois sacré.L'été si bien installé parmi nous, avec les vertus du mois sacré, est malheureusement gâché, par moment et par endroit, par des noctambules qui sont à l'origine de plusieurs désagréments causés aux paisibles citoyens en quête de repos, notamment pour ceux exerçant en régime posté. Les nuisances sonores sont orchestrées généralement par les conducteurs des deux-roues, notamment les grosses cylindrées qui, quelques minutes avant la rupture du jeûne entament leur parade, sillonnant, rues et ruelles de toute la ville, pour passer le temps, et continuer juste après le f'tour puis se prolonger jusqu'au petit matin, Mais voilà qu'une autre nuisance est constatée au quotidien en cette période estivale, mais surtout durant ce mois sacré de Ramadhan, celle- là plus nocive que la première, à savoir le phénomène des noctambules que le silence de la nuit ne fait qu'amplifier.Il ne se passe pas un jour dans la ville de Annaba, sans que l'on ait eu à constater la présence des couche-tard, pour soumettre à la torture le repos d'autrui. Mais ce qui est le plus frappant encore, se sont ces jeunes filles souvent des adolescentes, qui se mettent de la partie, traînant tard dans la nuit en compagnie de camés. Fugueuses, souvent victimes d'un déséquilibre parental, d'une fracture sociale ou d'une rupture familiale, ces jeunes filles à peine sorties de la puberté sont des proies faciles à toutes les déviations. Elles se retrouvent soudain dans ce milieux nocturne où les désaxés, les obsédés et autres y trouvent un malin plaisir à les entraîner dans leur sillage pour les façonner selon les lois de la jungle nocturne où la pudeur rime avec libertinage.Résultat: la plupart des quartiers de la ville de Annaba, Mont-Plaisant, Beauséjour et la vieille ville entre autres quartiers, coins favoris pour les noctuelles en dentelles «déchirées». Sans égard aucun pour ce mois sacré, les filles bafouent au su et au vu de toutes les lois de la société, celle de la pudeur surtout.C'est dire que Annaba laminée déjà par des fléaux dont, plus personne n'ignore l'effet dévastateur sur les couches les plus vulnérables, se retrouve exposée à un autre phénomène, celui-là plus ravageur parce que, rongeant l'élément féminin à la fleur de l'âge avec, comme grave conséquence la débauche. Cette dernière vient agresser les esprits des citoyens, durant les moments de jeûne et les rituels religieux. Alors que dans le camp opposé, l'atteinte à la pudeur est un acte banal, pour ne pas dire normal, même en ce mois de retenue.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahida BAHRI
Source : www.lexpressiondz.com