
20h 30 tapantes, les premières norias de bus et de fourgons en provenance de l'intérieur et de l'extérieur de la wilayaVers 20h 30, une noria de bus dépose des milliers de personnes en provenance de Guelma, d'El Tarf et d'autres wilayas pour essaimer les côtes annabies.A peine la rupture du jeûne consommée, les rues de la ville de Annaba connaissent une effervescence qui n'a pas d'égale, notamment à la fin de la prière des «tarawih», où il devient difficile de se frayer un passage parmi les vagues de personnes venues faire des courses ou passer un agréable moment sur les terrasses et les placettes de la ville. Entre les unes et les autres, il y a tout simplement ceux qui errent dans une ambiance décontractée et des plus cools jusqu'à épuisement.Vers 20h 30 tapantes, les premières norias de bus et de fourgons en provenance de l'intérieur et de l'extérieur de la wilaya, Guelma et El Tarf, notamment ont déjà acheminé l'ensemble des flux des voyageurs, lâchés tels des essaims d'abeilles sur un flan entier de la ville, au boulevard du 1er Novembre en l'occurrence qui, depuis quelques années s'impose déjà du fait de l'activité commerciale qui s'y développe, faisant de lui le nouveau poumon de Annaba.Ce boulevard, connu sous le nom de Saint-Cloud, avec ses magasins huppés, a l'avantage de rassembler plusieurs rangées de magasins, de salons de thé, cafétérias et pizzerias, bien achalandés qui font de lui un carrefour commercial et culturel, de par les veillées ramadhanesques organisées en bord de mer. Un carrefour obligé, qui sied autant à la détente, aux flâneries qu'aux rendez-vous.De plus, son intérêt s'est accru à l'occasion de ces veillées, du fait des commodités fournies, dont l'aménagement d'un large espace réservé aux promenades.Cette rocade a manifestement encouragé les déplacements, a fortiori les familles, qui y trouvent une raison supplémentaire de casser les chaînes de l'isolement et leur tenace habitude casanière. Floulou, une dame d'âge moyen, semble comblée par l'opportunité que lui offre le mois de Ramadhan.Voilà plusieurs nuits qu'elle fait le déplacement depuis Hadjer Eddis, distante de quelque 15 kilomètres du chef-lieu de la commune. Elle fait les magasins, et quand il y a des galas de variétés elle s'y arrête. «J'essaye de joindre l'utile à l'agréable, avant de reprendre le bus, puis le fourgon, pour rentrer chez moi», nous dit cette dame. «C'est magnifique de voir Annaba ainsi vivante, surtout de pouvoir se rendre sur le Front de mer, tant pour profiter des moments agréables, que de pouvoir faire les magasins», ajoute-t-elle d'un air enjoué, à l'inverse de son fils, de 16 ans, qui semble vivre la sortie comme une épreuve. «Je fais l'escorte en quelque sorte», soutient-il, tout en déplorant le fait que les activités culturelles et artistiques n'aient pas été organisées de sorte à mieux accueillir les familles. «A l'exception du festival de la chanson citadine, abrité par le Théâtre régional de Annaba, où l'édifice ouvert à titre gracieux au grand public n'a pas fait des heureux», dira-t-il.En effet, pendant que les jeunes désertent les spectacles présentés, les filles et les familles, en général, sont poussées à les suivre depuis les bords des balcons du théâtre, debout, si bien que beaucoup finissent par lâcher pied et quitter les lieux.Cette année, l'absence de programmes de télés viables, a frustré plus d'un, particulièrement les familles, qui se rendent en masse, en bord de mer: Chapuis, Saint-Cloud, surtout où depuis la deuxième semaine du mois sacré, il est difficile de se frayer un passage sur le sable des plages où des centaines de familles y veillent jusqu'au shour. En fait, les soirées d'été et les week-ends ont fortement aidé les Annabis à profiter du mois de Ramadhan pour pousser leur vie nocturne très tard dans la nuit, voire jusqu'à l'aube.Les rues, les ruelles et le boulevard, mais surtout le nord de la ville, les plages en l'occurrence, ont pris l'allure d'une véritable foire d'empoigne, caractérisée par la frénésie de déambulation, devenue un sport très pratiqué du mois sacré.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahida BAHRI
Source : www.lexpressiondz.com