Un calme précaire a caractérisé, hier, la ville de Berrahal, située à 30 km à l'ouest d'Annaba, après deux journées consécutives, lundi et mardi, de confrontations entre les éléments de la brigade d'intervention de la police et des citoyens, en signe de contestation d'une liste de bénéficiaires de logements sociaux.
Au total, neuf émeutiers, dont deux femmes, ont été interpellés, lors de ces manifestations, qui ont fait aussi des blessés dans les deux camps. Cependant, les émeutiers appréhendés pour notamment, violence, trouble à l'ordre public et attroupement illicite ont été présentés au parquet près le tribunal de Berrahal avant d'être relâchés. Nous apprenons que les personnes blessées sont également toutes rentrées chez elles à l'issue des visites médicales.
Il y a lieu d'indiquer que c'est la réattribution de 15 logements sociaux, sur les 28 qui avaient fait l'objet de recours depuis déjà deux ans, qui a failli mettre le feu dans la ville. En effet, cette 'révolte' a éclaté violemment, lundi, après l'affichage de la liste des 15 bénéficiaires de logements sociaux finalement retenus. Ce qui n'a pas été du goût de certains, comme ce fut le cas à travers toutes les communes d'Annaba, à chaque attribution.
Ainsi, la principale voie de circulation, la route nationale 44 reliant Annaba aux wilayas de Constantine et Skikda, a été paralysé toute la journée. Les choses se sont sérieusement dégradées avant-hier, lorsque des manifestants ont tenté de forcer l'accès du siège de la daïra, après que le premier responsable de l'administration locale eut refusé de parler avec des représentants des manifestants.
Dépêchés en urgence sur les lieux, les policiers de la brigade d'intervention rapide ont procédé alors à l'interpellation de certains émeutiers pour faire revenir le calme. L'intervention musclée des policiers a fait une dizaine de blessés. Les manifestants accusent carrément le chef de daïra d'avoir attribué à des personnes qui ne sont pas dans le besoin et qui n'ont pas le droit au logement social. Plus grave, certains manifestants affirment que 'de pauvres
travailleurs de l'APC et du centre de santé dont les salaires ne dépassent pas 25 000 DA auraient été sciemment écartés de ladite liste et remplacés par des policiers, dont le niveau des salaires n'ouvre pas droit légalement à l'accès au logement social'. Nous avons tenté d'entrer en contact avec le chef de daïra, mais en vain.
B. BADIS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Badis B
Source : www.liberte-algerie.com