Programmée par la Direction de la culture durant les 29 et 30 novembre 2011, la 5e édition de Annaba Cinéma consacrée aux courts métrages a vu la participation d'un grand nombre d'artistes, réalisateurs, producteurs, acteurs et comédiens de 16 wilayas du pays dont celles du Grand-Sud.
On relève des noms qui ont marqué le septième art national. Cette manifestation, inaugurée au palais de la culture et des arts Mohamed-Boudiaf, par le chef de l'exécutif de la wilaya de Annaba, Mohamed Ghazi, se voulait un lieu de rencontre et d'échanges dans la technique cinématographique. Elle l'est notamment pour les jeunes scénaristes, réalisateurs et producteurs fort nombreux lors des projections au nombre de 16 d'une durée de 5 à 20 mn. Des conférences-débats animées par des noms connus du monde du cinéma à l'exemple de Abdenour Zahzah, dont le film Garagouz de 20 mn, a remporté 16 prix à travers plusieurs pays. Ce film qui a touché le public de par sa sensibilité et le jeu des acteurs a eu le privilège d'ouvrir ces journées. Auparavant, une palette d'artistes ayant prouvé leur talent, parmi eux les acteurs Salah Ougrout, Hakim Dekkar, Hamid Medahi, également directeur de la Cinémathèque de Annaba, ont été honorés par le wali. Participaient également à ces journées l'acteur Hassan Guechache qui a campé le rôle du grand moudjahid Mostefa Benboulaïd dans le long métrage du même nom. Durant deux jours donc, les cinéphiles de Annaba ont eu à apprécier les techniques et le jeu de réalisateurs et acteurs dont certains ont brillé dans des festivals internationaux. Aidée par ses collaborateurs, Mlle Menadjlia El Hedba, directrice de la culture de Annaba, n'a ménagé aucun effort pour la réussite de cette manifestation dont la préparation a nécessité plusieurs mois d'un travail inlassable, afin d'être présent le jour J. Ainsi, le public annabi à eu a visionner des œuvres des réalisateurs Fethi Berrid de Ouargla avec Tarat Biladi, El Djamel de Saci Haddad (Illizi), Le phénomène de la remontée des eaux de Taleb Ali de Tindouf, Ahlam fi Alalia de Djabali Soltane (Tébessa), Rihla Oual Ard de Bacha Djamel (Tizi Ouzou), El Kadoua de Cheikh Dahmane Amar (Annaba), Laisse-moi rêver de Benziane Moussa (Oran). D'ailleurs, dans une discussion avec les réalisateurs, le wali de Annaba a eu le mot qui colle parfaitement à ces œuvres de fiction. «Vous nous faites rêver», a-t-il lancé à l'adresse des réalisateurs et autres producteurs et acteurs au cours d'une longue discussion à bâtons rompus sur l'esplanade du palais de la culture et des arts Mohamed- Boudiaf. En effet, ces derniers sont porteurs de réelles promesses pour le cinéma national. Et pour cause, leurs œuvres représentent une mine inépuisable d'anecdotes sur la société algérienne. La Direction de la culture locale a prévu dans son programme pour cette deuxième et dernière journée, une visite aux multiples sites touristiques de la Coquette au profit des participants. L'ensemble des participants à cette manifestation ont, par ailleurs, été conviés à un déjeuner offert par le wali de Annaba, qui a fait part d'un intérêt particulier pour ces journées, démontrant ses connaissances cinématographiques et par la même occasion son côté cinéphile.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Bouacha
Source : www.lesoirdalgerie.com