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130 entreprises algériennes en quête de partenariats



130 entreprises algériennes en quête de partenariats
Elles étaient plus de 130 entreprises algériennes inscrites au niveau de 14 Chambres de commerce et d'industrie (CCI) de la région Est à prendre part, les 29 et 30 avril, aux Rencontres partenariales tuniso-algériennes à Tabarka (Tunisie) dont le thème était «L'accord commercial préférentiel bilatéral : réalité et ambitions», avons-nous constaté sur place.Organisée par la Chambre du commerce et de l'industrie du nord-ouest tunisien (CCINO), cette manifestation a drainé les professionnels des secteurs agroalimentaire, pharmaceutique, bâtiment et construction, électricité, mécanique, emballage, meubles et ameublement, tourisme et services de soutien pour les industries. Les multiples communications présentées par les Algériens et les Tunisiens, notamment celles liées au cadre de l'investissement dans les deux pays, ont suscité débats et réflexions.D'emblée, le président de la CCI Seybouse de Annaba, Tayeb Sahtouri, a appelé les entreprises tunisiennes à investir en Algérie. «Nous avons plusieurs opportunités d'investissement en Algérie, notamment dans le secteur du bâtiment, de l'hôtellerie et des articles de sport. Notre cadre d'investissement 51/49% est très alléchant en matière d'aides et d'avantages fiscaux et parafiscaux. Nos Chambres de commerce sont également là pour vous accompagner dans toutes vos actions. Les Européens et les Asiatiques ont pu tailler leur part, pourquoi pas vous '» plaide-t-il aux côtés du maire de Annaba, Farid Merabet, et du consul d'Algérie à Jendouba.Devant des hauts responsables tunisiens, dont le chef cabinet du ministère du Commerce et le wali de Jendouba, Cherif Chennani, président de la CCINO, défend «la réactivation de l'accord commercial préférentiel bilatéral qui dope l'économie des deux pays. Nous allons débattre de la convention en termes d'avantages, inconvénients, mesures correctives et délais d'exécution et prendre connaissance des encouragements pour investir en Algérie». Après l'exposition sommaire de la convention bilatérale, les intervenants ont dénoncé le «surplace» qui caractérise les relations économiques entre les deux pays. «Depuis plusieurs années, nous n'avons pas dépassé le stade de la connaissance.Actuellement, la volonté politique est là dans les deux pays et la période est propice pour sceller des accords de partenariats entre opérateurs tunisiens et algériens», a estimé un entrepreneur tunisien spécialisé dans les services. Son compatriote de Jendouba a, quant à lui, dénoncé la bureaucratie algérienne lorsqu'il a tenté de s'implanter à Annaba. «J'ai une fabrique de jeans. Mon produit est de qualité et je l'exporte vers plusieurs pays. Avec un opérateur algérien, j'ai voulu investir à Annaba. Nous avons subi toutes les peines bureaucratiques du monde sans réaliser notre affaire. J'ai tout simplement abandonné», regrette-t-il.Du côté algérien, les inquiétudes sont presque similaires. Un chef d'entreprise de Souk Ahras a affirmé : «Pour éviter le surplace, il faut fixer une date butoir. Pour financer les projets de partenariat, il faut créer une banque mixte et surtout utiliser la valeur bancaire de la monnaie d'usage pour ne pas léser les valeurs.» Certains ont déploré l'absence de représentants des Douanes algériennes et tunisiennes qui, selon eux, sont directement impliqués dans leurs affaires tout autant que ceux ayant participé à la signature de l'accord de préférence entre les deux pays.D'autres ont décrié la contrebande dont le phénomène pèse lourd sur leurs activités. Au terme de ces discussions houleuses, marquées par une volonté de création de partenariats gagnant-gagnant, des rencontres B to B ont été organisées où les nombreux opérateurs des deux pays ont pu sceller des accords d'investissement de part et d'autre. Il faut savoir que les journées de rencontres partenariales entre les différents intervenants industriels des deux pays, dans tous les secteurs, ont été concrétisées avec l'assistance des représentations diplomatiques consulaires tunisiennes, notamment celle de Annaba qui, à en croire les organisateurs, a identifié les opérateurs potentiels locaux avant que les listes ne soient adressées à la CCINO.


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