Algérie

Volées en 1985 Le musée d'Oran veut récupérer des toiles de Courbet et Monet


La radio locale El-Bahia a consacré, hier, son Forum hebdo-madaire au mois du patrimoine, en invitant, MM. El-Hadj Meshoub et Chamil Boutaleb respectivement le directeur du Musée national Ahmed Zabana et président de la Fondation Emir Abdelkader. « L'Etat algérien est en négociation avec l'Etat français pour la récupération des deux tableaux de Courbet et Monet, volés en 1985 du Musée national Ahmed Zabana et saisis par Interpol », a indiqué le directeur du Musée, qui a ajouté que le nombre de cas de vol a été minimisé, depuis l'installation de nouveaux équipements de surveillance et la rigueur dans la passation de consignes entre les agents. Cependant, quelques objets volés ont été récupérés par les éléments de la brigade économique et la cellule de la préservation du patrimoine de la Gendarmerie nationale. Ces cas sont enregistrés parce que le musée d'Oran est très fréquenté par les visiteurs. Il reçoit 30 à 50 fois plus de visiteurs que les autres musées du pays. Il s'agit d'un musée pluridisciplinaire avec une architecture attirante et bien situé au centre-ville. Il a souligné que cette structure date des années 30 et est dotée d'un système de fermeture ancien, archaïque. M. Meshoub a affirmé que le musée n'a été doté d'un registre d'inventaire qu'en 1992 à l'époque du feu Nordine Malki (directeur de la culture). La conception du nouveau inventaire a permis de récupérer 18 toiles éparpillées entre l'APC, la wilaya et quelques directions. « Avant la conception de ce registre d'inventaire, on travaillait avec un simple registre d'entrée sans référence et aucune identification des pièces, il n'y avait même pas de fiches techniques pour les objets », a précisé l'intervenant, qui a aussi déclaré que le musée a acquis quelques collections de toiles pour la section des beaux-arts, à l'instar des toiles d'El-Hadj Abdellah Ben Mansour, considérées comme un patrimoine culturel. Le deuxième invité du forum, en l'occurrence M. Chamyl Boutaleb a encore une fois exprimé son souhait de voir le parcours et l'itinéraire de l'Emir Abdelkader faire l'objet d'un film historique. M. Boutaleb a indiqué que tous les scénarios réalisés jusqu'à présent n'ont pas évoqué tous les aspects de la vie, du parcours et de l'itinéraire de l'Emir, l'homme qui a fondé l'Etat algérien. « Quelques livres prétendent que l'émir est l'ami de la France, l'Emir n'a jamais été l'ami de la France. D'autres ont carrément travesti sa vie et son parcours, c'est pour ces raisons qu'on ne peut pas parler d'un film sur l'Emir avec les actuels scénarios », a indiqué le président de la Fondation El-Emir, qui a ajouté que le scénario écrit par Boualem Bessaïeh était bien fait, mais qu'il n'avait pas évoqué la bataille de Sidi Brahim. D'autres points tels la récupération des archives de l'Emir et la diffusion de ces écrits ont été abordés à la même occasion.

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