
Les crédits accordés dans le cadre des dispositifs de l'emploi de jeunes ont été augmentés de moitié durant les dix premiers mois de l'année 2014. Ces derniers ont connu une hausse de 51% par rapport à la même période de l'année 2013, plus de 157 milliards de dinars ayant été consentis aux jeunes investisseurs sur les 10 premiers mois de 2014. Les promesses de renforcer cesdispositifs, en termes de financement, tendent vraisemblablement à se concrétiser si l'on juge par les chiffres fournis quant à l'aboutissement des procédures entamées par les postulants. Au total, 156 284 dossiers ont été financés de janvier à octobre 2014 à travers les dispositifs de l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (Ansej), de la Caisse nationale d'assurance chômage (Cnac) et de l'Agence nationale de gestion du micro-crédit (Angem), contre 133 556 dossiers financés à la même période de 2013, soit une augmentation de 17%. Pour ce qui est des crédits bancaires, un montant de 157,07 milliards de dinars a été octroyé aux jeunes investisseurs, contre103,6 milliards de dinars pour la même période de 2013. Il y a lieu de mentionner que ces dispositifs ont permis de créer 262 194 emplois contre 219 165 emplois en 2013, ce qui signifie une augmentation de 20%. En plus des projets d'investissement au profit des jeunes, l'Agence nationale de l'emploi (Anem) a effectué plus de 350 000 placements d'emplois dans le secteur économique durant l'année 2014, selon son directeur général, Mohamed Tahar Chaâlal. Sur le nombre total des placements réalisés l'année dernière, 100 000 placements ont été effectués dans le cadre du dispositif d'aide à l'insertion professionnelle (Daip) et 46 000 dans le cadre des contrats de travail aidé (CTA). «La conjoncture économique actuelle, marquée par une baisse des prix du pétrole, n'impactera pas les perspectives de l'Anem et les futurs recrutements», selon les propos de ce responsable qui se veulent rassurants. Il faut rappeler que le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a affirmé mardidernier, dans une interview accordée à l'APS, que l'emploi et la jeunesse étaient des axes prioritaires de l'action des pouvoirs publics. Il a assuré, à cet effet, que les différents mécanismes et dispositifs d'aide à l'emploi et à la création d'activités par les jeunes promoteurs «sont maintenus, car ils donnent d'excellents résultats». Si en termes de crédits il a été enregistré une hausse, il reste que le traitement des dossiers demeure problématique pour les postulants qui se heurtent à une bureaucratie féroce, car en termes de délais, les pouvoirs publics ont encore beaucoup à faire pour changer les choses. Les jeunes porteurs de projets ont tout le temps de se voir décourager par la multiplication des embûches par des préposés, qui sont en principe chargés de les aider et de leur faciliter le parcours. C'est là un écueil que les responsables ont le devoir d'ôter du chemin des jeunes investisseurs. R. N./APS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ramy Narimène
Source : www.latribune-online.com