Algérie

Tourisme, Le Sud pour ratisser large



Le tourisme saharien en Algérie est aujourd’hui en plein essor. Tel est le constat fait par le ministre du Tourisme, Noureddine Moussa, lors d’une table ronde tenue hier à Alger sur «le tourisme dans les déserts», à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement à Alger.

Le ministre a indiqué que pas moins de 20.000 touristes étrangers se sont rendus durant l’année dernière au sud du pays, soit une augmentation de plus de 100% par rapport aux années précédentes.

 Pourtant, les projets d’aménagement des structures et des sites au sud du pays sont à vrai dire à leurs débuts. Le ministre du Tourisme a mentionné en outre qu’une étude sur le tourisme saharien est en cours d’élaboration avec l’aide d’experts étrangers spécialisés dans le secteur du tourisme. Sur la base de cette étude, les pouvoirs publics fixeront des solutions pour la promotion du tourisme saharien afin d’assurer un développement économique et social au profit d’une population gangrenée par la pauvreté, notamment celle qui occupe les zones fragiles, voire arides.

 Le département de Noureddine Moussa a, dans ce sens, tracé des objectifs qui consistent à revaloriser et développer cinq pôles qui font actuellement la «magie du sud», à savoir Tamanrasset, Djanet, Biskra, Ghardaïa et Gourara. Le ministre a indiqué que ses services tâcheront d’aménager des espaces pour les mettre au service des investisseurs nationaux et étrangers intéressés par le tourisme saharien, conformément à la loi 03-01 du 17 février 2003, relative au développement durable du tourisme. Il a également évoqué l’aménagement des 17 infrastructures hôtelières publiques que compte le Sahara, en indiquant que l’aménagement de l’hôtel El-Roustoumiène à Ghardaïa a déjà commencé. Dans la foulée, le ministre du Tourisme a annoncé l’organisation d’un festival régional.

 Le ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, M. Chérif Rahmani, et en sa qualité de président de la fondation «Déserts du monde», estime «qu’il n’y a pas de bon tourisme et de mauvais tourisme, mais il y a une bonne politique du tourisme et une mauvaise politique du tourisme». Le ministre de l’Environnement souligne la responsabilité de l’Etat pour la promotion du tourisme dans le Sud. «L’Etat doit assurer une planification et une stratégie pour la promotion du tourisme» pour que la communauté locale mette en oeuvre des programmes visant à promouvoir le développement économique et social dans ces régions. Le ministre de l’Environnement plaide pour un tourisme durable et équitable dans les wilayas du Sud, «un tourisme économique et créateur d’emploi», selon lui, qui aidera à améliorer les conditions de vie des habitants.

 Le représentant du programme de l’environnement des Nations unies, M. Shafqat Kakakhel, a pour sa part insisté sur la nécessité d’établir un équilibre entre le besoin économique et social et comment le tourisme doit les promouvoir. Il a indiqué que toutes les recommandations qui ont été arrêtées à l’issue de la conférence internationale sur la désertification à Dubaï ont incité les pays membres du programme de l’environnement des Nations unies à renforcer les actions pour le développement et la promotion du tourisme dans les zones arides. Il a conclu ainsi: «Nous devons établir un partenariat durable avec l’ensemble des pays concernés par le programme de l’environnement des Nations unies pour lutter contre la désertification et la pauvreté dans les zones arides».




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