Algérie

TOURISME


SOUK EL TENINE Des camps de toile récupérés En présence des autorités communales, d?un huissier de justice et des forces de l?ordre, des exploitants de cinq camps de toile à Souk El Tenine ont été délogés et les lieux récupérés par l?assemblée communale, le week-end dernier, en application d?une décision de justice récemment prononcée en sa faveur. Cette exécution coïncide avec la visite la veille du ministre du Tourisme, Mohamed Seghir Kara, dans la wilaya. Munis de toutes les pièces administratives soutenant la « légalité » de leur situation, les nouveaux exploitants qui peuvent désormais disposer de ces camps ont profité de la visite du ministre dans la localité, lundi dernier, pour l?interpeller sur leur cas. « Faites appliquer la loi. Nous sommes des jeunes chômeurs et nous voulons travailler. Nous avons déboursé beaucoup d?argent ! », a lancé, irrité, l?un d?eux. Pour le président d?APC de Souk El Tenine, cette situation a trop duré. « Cela fait quatre ans que les exploitants qui occupent ces camps ne payent aucun sou à la commune », s?est-il plaint au ministre qui s?est interrogé sur l?impuissance du maire à régler le problème. Selon les mécontents que nous avons rencontrés à Souk El Tenine, ces camps de toile ne sont exploités jusque-là par aucune des deux parties en conflit. Ainsi, l?application de la décision de justice met fin à un long feuilleton qui a mis le problème de l?exploitation de ces camps de toile au centre d?une bataille juridique qui a duré près de quatre ans. La dernière décision de justice est venue confirmer les précédentes décisions de différentes juridictions rendues en faveur des nouveaux exploitants qui ont soumissionné au mois de mai 2000 sans pouvoir occuper les lieux. Le dernier jugement, qui ordonne aux anciens exploitants de ces camps de quitter les lieux, est resté longtemps sans exécution. Ce sont six camps de toile qui sont demeurés dans une situation de blocage. Le problème de ces camps de toile de la discorde remonte à l?année 2000, lorsque l?administration a décidé de mettre en adjudication ces espaces conformément aux dispositions des nouveaux textes régissant les contrats publics. La mise aux enchères a été contestée par les premiers exploitants qui, s?estimant lésés, n?ont pas voulu quitter les lieux prétextant le fait d?avoir engagé « beaucoup d?argent » et beaucoup investi dans ces camps avant que les pouvoirs publics ne décident de nouveaux textes. Un arrêté de la chambre administrative près le tribunal de Béjaïa leur a, une première fois, donné raison en juin 2000 avant que d?autres décisions ne viennent les débouter. La dernière en date leur a ordonné de vider les lieux. Chose qui a été faite... un mois et demi après l?ouverture de la saison estivale.

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