Algérie

Suspense La maison biscornue (19e partie)

Suspense La maison biscornue (19e partie)
Résumé de la 18e partie - Charles est surpris par les traits réguliers de Philip Leonidès. Il ne donnait pas l'impression d'un homme qui pouvait avoir commis un crime...
Seulement, je n'ai plus un ticket de textiles et j'ai égaré l'adresse de cet odieux bonhomme qui m'en vend... Tu sais, ce garagiste de Shaftesbury Avenue ' Je pourrais aller le voir, mais, si je vais là-bas, la police me suivra et Dieu sait ce qu'elle imaginera !... J'admire ton calme, Philip. Mais comment peux-tu prendre les choses avec tant de flegme ' Tu ne te rends donc pas compte que nous ne pouvons même plus sortir de la maison ' N'est-ce pas une honte ' Quand on songe à ce que le pauvre cher homme était pour nous et à l'affection qu'il nous portait, en dépit de tout ce que cette vilaine femme faisait pour nous brouiller ! Car, si nous étions partis, elle serait parvenue à ses fins, l'horrible créature ! Le pauvre cher homme allait sur ses quatre-vingt-dix ans et, à cet âge-là, quand une intrigante est sur place, la famille, si elle est loin, est en droit de tout redouter. A part ça, je crois que ce serait le moment de monter la pièce sur Edith Thompson. Ce meurtre va nous valoir une publicité formidable. Bildenstein m'a dit qu'il pourrait obtenir le Thespian Théâtre, où cette tragédie en vers sur les mineurs ne saurait se maintenir à l'affiche longtemps encore. Le rôle est magnifique. Je sais bien qu'il y a des gens qui prétendent que je dois me cantonner dans la comédie, à cause de mon nez, mais je vois très bien les effets que je tirerais du texte... Des effets auxquels l'auteur n'a sans doute pas pensé. Je jouerai le personnage en le poussant vers le banal, vers le simple, jusqu'au moment où... Brusquement, elle lança le bras. La secousse fit tomber sa cigarette sur l'acajou du bureau. Philip, très calme, la ramassa, l'éteignit et la jeta dans la corbeille à papier.
' Jusqu'au moment, acheva-t-elle, où je ferai passer sur la salle un frisson de terreur... Son visage avait pris une expression horrifiée et, durant quelques secondes, elle fut une autre femme, une créature épouvantée par le tragique destin qui l'accablait. Puis ses traits se détendirent et, se tournant vers moi, elle me demanda le plus simplement du monde si ce n'était pas comme cela qu'on devait comprendre le personnage.
Je répondis que j'en étais persuadé. Je ne connaissais rien de la pièce, je ne me rappelais que très vaguement qui était Edith Thompson, mais je tenais à gagner la sympathie de la mère de Sophia.
' Au fond, reprit-elle, cette femme ressemble assez à Brenda. Je n'y avais jamais pensé, mais le point ne manque pas d'intérêt. Je ferais peut-être bien de le signaler à l'inspecteur.
' Est-il bien indispensable que tu le voies, Magda ' Tout ce qu'il a besoin de savoir, je puis le lui dire.
Elle protesta avec énergie.
' Mais il faut absolument que je lui parle, mon chéri ! Tu manques d'imagination et l'importance des menus détails t'échappe complètement. Il importe qu'il soit renseigné de façon très précise, qu'il sache toutes ces petites choses que certains d'entre nous ont observées, qui nous ont paru sur le moment inexplicables et qui... (A suivre...)
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)