Algérie

450 subsahariens vivent dans des conditions déplorables

450 subsahariens vivent dans des conditions déplorables
Un dernier recensement opéré par les services de la direction de l'action sociale de Constantine, a révélé que les subsahariens qui ont élu domicile dans les différents quartiers de la ville, seraient au nombre de 450, dont la plupart sont des femmes et des enfants.Selon un responsable de la DAS, ce chiffre n'est qu'approximatif à cause d'une multitude de problèmes inhérents à cette population, qui se caractérise par un nomadisme qui rend la tâche encore plus difficile. Le problème de la langue s'est posé avec acuité pour les éléments en charge de ce recensement, car ces derniers n'avaient pas affaire à une langue, mais plutôt à des dialectes méconnus.Il y a aussi, cette appréhension de ces gens qui font semblant de ne pas comprendre quand il s'agit de renseignements sur leur identité. Ils préfèrent se cantonner dans un mutisme qui les prémunirait de toute mesure administrative, susceptible de les conditionner dans leur mendicité. Une sorte de liberté qu'ils essaient de garder jalousement.Selon, un représentant du Croissant rouge algérien, le nombre exact de ces réfugiés demeure inconnu. «Actuellement nous avons recensé pour notre part 22 personne ; il s'agit en fait de trois ou quatre familles que nns avons orientées, vers le restaurant situé derrière la Grande poste pour leur assurer le repas de l'iftar durant le Ramadhan, sans plus, si ce n'est que nous ne disposons pas suffisamment de données pour une prise en charge meilleure», nous dira-t-il.Toutefois, les conditions dans lesquelles vivent ces réfugiés qu'on retrouve un peu partout au centre-ville, mais aussi à la gare routière et dans certaines cités périphériques où ils passent leur temps à demander l'aumône, pose de sérieux problèmes, notamment du coté sanitaire. Nombreuses parmi ces familles comptent des enfants et même des bébés, mal nourris et exposés aux saletés et aux mauvaises conditions d'hygiène par ces chaudes journées de l'été.Depuis leur apparition dans la ville, aucune mesure n'a été prise par les autorités de la ville, du moins pour un dépistage ou un examen de leur état de santé, surtout que ces pauvres gens dorment à la belle étoile et font leurs besoins dans la nature. Ce qui n'est pas sans poser des questions sur les risques qu'ils encourent, surtout que l'on n'a pas envisagé à ce jour de leur trouver un refuge ou un lieu sûr où ils peuvent bénéficier des simples commodités en attendant de leur trouver une solution.


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