Algérie

SOUTERRAINS


20 ans de déliquescence Construits en 1984 par une société italienne, les passages souterrains situés en dessous de la place des martyrs (ex-La Brèche) de Constantine et conçus à l?origine pour les piétons sont devenus, 20 ans après, un marché couvert, informel, mais... légal. Une enquête réalisée par des élus de l?assemblée de wilaya ne laisse, en effet, subsister aucun doute sur l?« intégration » de ces souterrains parmi les marchés officiels de la ville au même titre que celui de Boumezou (situé en face du palais de la justice), celui des Frères Bettou ou encore le marché semi-couvert de Souk El Asser. Ces passages pour piétons ont donc été officiellement « détournés » de leur vocation originelle à la faveur d?un laxisme né au lendemain de la création des souterrains, même si ces derniers ne se prêtent pas à une activité commerciale, anarchique de surcroît. Pour rappel, chaque commerçant dispose d?un stand de 2,5 m octroyé par l?APC de Constantine disposé d?une extrémité à l?autre de ces souterrains dont le premier compte 557 m de long et le deuxième 285 m. Au cours du mois de mars dernier, les élus de l?APC de la ville du Vieux-Rocher avaient lancé un ultimatum aux exploitants de ces passages pour se réorganiser, en supprimant notamment les branchements électriques sauvages et en respectant les espaces qui leurs avaient été accordés, mais rien n?a changé. Les vendeurs avaient fait mine au début de se soumettre aux instructions de la municipalité, mais en l?absence d?un suivi rigoureux de celle-ci, la situation est restée inchangée. D?ailleurs, les membres de la commission chargée du dossier économique et de l?investissement de l?APW, estiment « contraire à la loi » d?exercer une activité commerciale au sein des souterrains qualifiant cela de « bombe à retardement ». Cela étant, même du côté des marchés couverts légaux, le constat est identique : l?anarchie, l?insalubrité et l?insécurité, notamment l?absence d?aération et d?ouvertures en dehors de l?entrée principale, sont autant d?indices révélateurs du laisser-aller qui prévaut au niveau de ces infrastructures. Une situation catastrophique quasi similaire - à un degré moindre - à celle dans laquelle se trouve le marché informel de la cité Daksi où des commerçants ambulants squattent quotidiennement le site, transformé en fin de journée en véritable dépotoir.
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