Algérie

Sécurité aérienne 46 pays en conclave à Alger



L'Algérie organise depuis hier, et pour la première fois de son histoire, la conférence, la 18ème du genre pour la région Afrique et Moyen-Orient, de la Fédération internationale des contrôleurs de trafic aérien (IFATCA). Pas moins de 46 pays ont pris part à cet événement organisé à l'hôtel Sheraton, club des pins et qui s'étalera jusqu'à demain mercredi. Parce que l'adaptation aux nouvelles techniques en matière de contrôle aérien doit être une priorité, un plan de modernisation a été mis en place, pour ce qui concerne notre pays depuis plusieurs années, a indiqué hier le directeur général de l'Etablissement national de navigation aérienne M. Hocine Chaabane au cours de son intervention. Pas moins de 300.000 mouvements sont recensés sur l'espace aérien algérien en 2006, soit une hausse de 8 % par rapport à 2005, a indiqué le même responsable qui souligne, qu'un « investissement colossal » a été consenti par notre pays pour l'acquisition de nouveaux matériels mais aussi la formation du personnel et des contrôleurs aériens. M. Chaabane fera savoir que dans le cadre de cet ambitieux programme, plusieurs nouveaux radars sont installés au nord du pays. L'objectif, souligne le responsable de l'établissement national de navigation aérienne, est de pouvoir contrôler le total de l'espace aérien algérien. A ce sujet justement, il annoncera que le Sud algérien dont la couverture est quasi inexistante sera doté de 8 nouveaux radars ainsi que 29 stations. Il faut savoir que le « contrôle aérien » a déjà bénéficié de 3 milliards de DA pour sa modernisation. Selon le ministre des Transports M. Mohamed Maghlaoui, la sécurité des transports n'est pas uniquement une question de moyens mais également et surtout une question de formation des ressources humaines. «Nous sommes conscients que le transport aérien, bien qu'il porte le label du transport le plus sûr au monde, reste une activité risquée qui ne doit ce niveau de sécurité qu'à la qualité des hommes et des femmes qui activent dans les domaines associés du transport aérien et de la gestion du trafic aérien qui lui est associée », a déclaré le ministre qui a tenu à rappeler tous les investissements consentis par son département pour se mettre à niveau. Maghlaoui a tenu à mettre en exergue tout particulièrement l'aboutissement du projet de «traitement automatique des fonctions de la circulation aérienne» (TRAFCA), et dont la mise en exploitation s'est faite en décembre 2003, ce qui a permis, dit-il, une couverture radar de la partie nord de l'espace aérien mais aussi la réalisation d'un nouveau centre de contrôle régional près de l'aéroport international d'Alger ainsi que la réalisation d'un centre de qualification, de recyclage et d'expérimentation de la navigation aérienne doté de beaucoup de moyens notamment les simulateurs pour l'approche et la route. Le ministre des Transports annoncera lors de son allocution qu'un complexe de navigation aérienne sera créé à Tamanrasset et pourra assurer une «rebondance» « on-line ». Ce complexe, explique-t-il, comprendra un centre de contrôle régional qui sera doté également d'équipements de traitement des données, de visualisation du trafic et des fonctionnalités destinées à faciliter la tâche du contrôleur. Ce dernier qui constitue un élément essentiel dans la gestion du trafic aérien, poursuit encore M. Maghlaoui, va bénéficier d'une formation continue pour le maintenir dans le niveau de maintenance exigé. Pour cela, le ministre, qui fera savoir que l'aviation civile introduira prochainement l'obligation de détenir une licence pour tous ceux qui exercent un métier lié à l'activité de la circulation aérienne, annoncera que tout un programme de formation et de perfectionnement est déjà mis en oeuvre par l'établissement national de la navigation aérienne (ENNA) au profit des aiguilleurs du ciel. Mohamed Maghlaoui a déclaré, par ailleurs, en marge de la rencontre que cette licence qui sera exigée, qui ne fait pas forcément des heureux, va offrir un cadre légal de contrôle des compétences de façon régulière du contrôleur comme c'est le cas du pilote. Concernant l'ouverture du ciel au privé, le ministre a clairement déclaré que la question n'est pas encore d'actualité en soulignant que son département est en train de réorganiser d'abord le secteur en conseillant du coup de faire une comparaison entre ce qui a été réalisé en Algérie et ce qui se fait dans d'autres pays.


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