Algérie

SALAH BOUHAFS


La liberté dans l?acte pictural Pourquoi peignez-vous ? « On peint par nostalgie, par peur, par méfiance, par désir, par obsession... enfin, pour exorciser les démons. Cela peut être une thérapeutique », nous répondra tout de go Salah Bouhafs. La cinquantaine, ce dernier enseigne à l?Ecole des beaux-arts de Constantine. Il est pétri d?arts, il est peintre, musicien et même un adroit cuistot ! Il a acquis un bagage richement coloré après l?Ecole des beaux-arts de Constantine en 1976 option peinture, puis celle d?Alger en 1977 en communication visuelle, puis celle de Hambourg en 1987 en arts graphiques. Son expérience de ce qu?il appelle « grapho » ou « graphiplanisme » est intéressante à plus d?un titre. Dans ses tableaux, il y a deux formes géométriques, le pointu et le fluide. Ces deux mondes sont scindés, une gamme chromatique permettant de les différencier l?un de l?autre. Enfin, ce qui crée l?équilibre entre le fond en art de vitrail et la forme, c?est la composition des couleurs. Il associe la forme des ronds et des silhouettes à l?abstraction géométrique. On n?y voit pas de perspective, mais de la profondeur. « Si j?ai travaillé pendant plusieurs années dans ce sens, cela pourrait aboutir à un style », dira-t-il à propos de ses anciens tableaux. Et d?ajouter : « Malgré ce résultat qui a été apprécié par beaucoup et que j?estime positif, j?ai ressenti une certaine insatisfaction. Cela m?a servi à me repositionner, aussi ai-je changé de cap, mes thèmes sont divers, plus variés. Avant j?étais conditionné par la surface et la matière, les couleurs et le pinceau. Aujourd?hui, je suis plus libre sur le plan technique, j?utilise le textile, du carton, une technique mixte, j?associe la gouache à d?autres matières colorantes. Il y a une évolution dans le thème, dans la technique et dans les moyens matériels utilisés. » Il aime à utiliser le papier d?emballage de la banane, qu?il mouille puis laisse sécher et ensuite le peinturlure d?une couche d?enduit, un support tout trouvé, et en avant... Fidèle ami du Salon national des arts plastiques de Guelma, à la huitième édition, récemment tenue, il a apporté trois tableaux, Fusion, Composition géométrique et Jénine. Le second tableau est composé de morceaux de tissus collés les uns aux autres pour former tout simplement un patchwork de couleurs. Quant à Jénine (Palestine), sur un fond noir transparaissent diverses formes géométriques de crânes blanches ou grises. Le patchwork, un point de départ pour une autre aventure ?
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