Algérie

Revendications à Aïn Defla

Blocage des routes et blocages administratifs Au cours d?une séance de l?APW de Aïn Defla qui s?est déroulée mercredi dernier, un élu s?est fait l?écho des citoyens en exposant leurs préoccupations, évoquant au passage le recours possible par les habitants au blocage des routes, si leurs revendications ne sont pas prises en considération. Sentencieux, le wali reprendra : « Celui qui bloque la route, je le mets en prison. » Plus conciliant, Ahmed Ziane, P/APW, interviendra pour rappeler à tous, en lorgnant du côté du wali, que cette assemblée consultative est une tribune où l?on privilégie le dialogue et la concertation. Du coup, conforté dans ses positions, le jeune élu écoutera serein les engagements du wali à réfléchir aux mesures à prendre. Cela nous entraîne à aborder encore une fois le thème relatif aux tensions dans certaines communes qui surviennent généralement à cette période de l?année, c?est-à-dire avec l?arrivée de la saison chaude propice, il est vrai, à rendre le citoyen plus nerveux et plus revendicateur quand, las tout au long de l?année de frapper aux portes de l?administration locale, il a recourt aux moyens interdits par la loi. Mais ce citoyen se demande : « Ne vaut-il pas mieux se taire et mourir à petit feu au lieu de se faire un sang d?encre et peut-être se retrouver derrière les barreaux, tant que la communication dans cette wilaya est inefficace quand elle existe ! » Un autre ajoutera : « Il est vraiment temps qu?on installe de véritables cellules d?écoute au sein des différentes structures administratives au lieu de se contenter de ce simple écriteau qui porte la mention ?Information?. » Néanmoin, d?autres citoyens se sont résignés et se sont contentés d?une vie tracée par la destinée. Mais une partie de la population concernée par les difficultés tente par tous les moyens, même les plus abjects, d?approcher des responsables pour être sûre d?obtenir ce qu?elle désire. Comme cette jeune femme rencontrée au siège d?une direction qui vociférait contre son mari qui « l?oblige, nous confie-t-elle, à effectuer toutes les démarches afin de régler leur problème de logement ». « Voilà où nous en sommes arrivés », s?écria-t-elle dans un sanglot. Avec l?été, ce sont aussi les éternels problèmes qui refont surface, à savoir la pénurie d?eau qui affecte aussi bien les douars que les quartiers des agglomérations. Les habitants crient alors à l?injustice et à l?incompétence des gestionnaires de l?administration locale. Un jeune citoyen de Khemis Miliana interviendra pour dire : « On ne veut pas arriver à la casse. C?est notre pays, mais essayez de comprendre la situation de ces gens-là. On peut la résumer en une seule phrase : ??On étouffe !?? » Selon lui, ces gens-là, ce sont ces chômeurs qui se démènent chaque jour pour assurer leur survie. A ce propos, on rappellera que lors de la visite, il y a quelque jours, d?Ould Abbas, ministre de l?Emploi et de la Solidarité nationale, des parents de chômeurs, dont des universitaires, l?attendaient de pied ferme à Khemis Miliana revendiquant des emplois pour leurs enfants. Par ailleurs, en dépit des propos rassurants du responsable de l?ANSEJ, selon lesquels « il existe un projet Ansej à chaque coin de rue », un citoyen répondra : « Cette formule ne convient pas à tous. L?Etat doit intervenir ! » Par ailleurs, il a souligné que l?application des programmes d?aide à l?emploi en zone rurale éprouve des difficultés, puisque, selon un récent rapport exposé devant l?APW, les jeunes ruraux dans plusieurs communes boudent certaines activités. Rappelons également que lors de la visite du même ministre, aucun mot n?a filtré, du moins publiquement, concernant la situation des pensionnaires du centre pour jeunes assistés de Zougala (Miliana), dont quelques-uns sont actuellement en prison après une violente émeute. Les pensionnaires, qui se souviennent à chaque fois des promesses non tenues d?Ould Abbas, se disent marginalisés et victimes d?un système qui ne cesse de les pénaliser. Enfin, selon les personnes rencontrées ici et là, « le mal, tout le mal réside dans les barrières que certains dressent par inconscience ou incompétence, alors qu?il suffirait de la bonne volonté pour dissiper les malaises ».
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