Algérie

Près de huit millions de dinars pour la protection du site historique de Siga (Ain Temouchent)

Un budget de 7,9 millions de dinars a été débloqué pour l'étude et le suivi du plan de protection et de mise en valeur du site archéologique de Siga (35 km d'Ain Temouchent), a annoncé lundi le directeur local de la culture.
Gérée par la direction de la culture, cette opération, a précisé Ahmed Mouadâa, a été déjà marquée par le choix d'un bureau d'étude spécialisé qui déterminera la ligne de conduite à tenir pour la protection du site.
"Ce sera soit le lancement de fouilles ou la délimitation du site qui sera ainsi protégé", a-t-on ajouté.
L'élaboration d'un plan de sauvegarde des vestiges historiques de Siga, dans la commune d'Oulhaça, a été adoptée, dernièrement, par l'Assemblée populaire de la wilaya (APW).
Proposé par la direction locale de la culture, ce site archéologique relevant de la Numidie occidentale (4 siècles avant l'ère chrétienne), a fait l'objet d'une proposition de réhabilitation au même titre que l'île de Rachegoun, ainsi que la mosquée et la Zaouia de Sidi Yakoub, rappelle-t-on de même source.
En dépit de son importance historique et archéologique, ce site, situé à 14 km à l'est d'Oulhaça, a subi, ces dernières années, des altérations et des actes de déprédation dont la réalisation d'une route en son sein, souligne-t-on.
Mis à part les fouilles algéro-allemandes, effectuées en 1978, ces vestiges ont toujours constitué une énigme. Hormis les murs en ruines de quelques habitations encore visibles ici et là, seul un bassin avec son aqueduc ont été dégagés.
Le travail de cette même équipe a permis aussi la mise au jour d'une maison composée de plusieurs pièces, de gravures rupestres, d'objets servant à des fins agricoles et hydrauliques, ainsi que des pièces de monnaies frappées à l'effigie de l'Aguelid Syphax et de son fils Firmin. "Il s'agit-là de la première monnaie nord-africaine", a-t-on précisé.
L'essentiel du site de Siga, qui pourrait s'étendre sur plusieurs kilomètres carrés, n'a pas fait l'objet de fouilles et aucune limite n'a été tracée, en dépit de son "classement d'urgence" au début de la dernière décennie, a-t-on indiqué.
Ces vestiges représentent également un patrimoine touristique inépuisable pour le développement de la région, a estimé le directeur du tourisme en mettant l'accent sur la nécessité d'investir dans ce domaine.
Nonobstant le tourisme rural, cette action ne manquera pas de développer des petites et moyennes entreprises spécialisées dans la fabrication de produits artisanaux locaux, a-t-il estimé.
Le plan de protection proposé vise à organiser les opérations de construction, d'urbanisme et de génie civil à l'intérieur du site de Siga. Outre l'intérêt historique et culturel de cette sauvegarde, ce projet contribuera à l'aménagement du site et sa dotation en infrastructures de base (routes, eau, gaz, électricité, téléphone, notamment).
Aujourd'hui, la capitale africaine, du royaume des Massaesyles (Siga) abrite un village portant le même nom et où se sont installés les premiers habitants, peu avant l'indépendance du pays.
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