Algérie

POINT ZERO


Les Djandjawides Avant même qu?ils n?arrivent pour décimer un village, leur légende est déjà là ; terrifiants et cruels, les Djandjawides, nouveaux cavaliers de l?Apocalypse, Djoudjs et Madjoudjs, terrorisent le Darfour soudanais, ayant à leur actif près de 10 000 morts, 1 million de villageois ayant déjà fui cette faction armée. Cavaliers nomades arabes, les Djandjawides se déplacent dans l?Ouest soudanais pour massacrer les villageois musulmans noirs. Armés de fusils d?assaut et de sabres, ils tuent, pillent, violent et brûlent tout sur leur passage, faisant même des incursions dans le Tchad voisin, menaçant de déstabiliser toute la région. Cette bande d?assassins d?un nouveau type n?est pas sans rappeler les ghadiboune algériens, étrange secte qui terrorisa les villages de la Mitidja au plus fort des années de violence, semant la mort et l?horreur dans la région, leurs mouvements indéfinis étant systématiquement accompagnés de légendes tout aussi macabres. Disparus aussi vite qu?ils étaient apparus, cette secte obscure, aux rites diaboliques, reste encore une énigme que les historiens et sociologues ont refusé d?étudier. On sait la violence dans le monde démultipliée par l?effondrement des références identitaires et cadres géopolitiques. Dans ce chapitre, l?Algérie a eu sa part, n?ayant pas su prendre les devants pour installer de la sérénité dans sa société. Oscillant entre Islam, monde arabe, Afrique et Méditerranée comme un bateau ivre à la recherche d?un port calme, elle n?a fait que subir les assauts de cette violence hybride. Aujourd?hui qu?elle est confrontée à un autre fléau, celui des criquets qui dévastent tout sur leur passage, on peut sans risque prédire que le gouvernement va assister, impuissant, à la destruction des champs et cultures, en invoquant la malédiction comme explication rationnelle. Les gouvernants sont-ils eux-mêmes des Djandjawides ?
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