Donald Trump poursuit sa rupture avec la diplomatie climatique. Le président des États-Unis a ordonné, le 7 janvier, le retrait du pays de 66 organisations «qui ne servent plus les intérêts américains», dont 31 sont liées à l’Organisation des Nations unies (ONU). Parmi elles, la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Celle-ci, adoptée en 1992, a servi de fondation à tous les autres accords climatiques internationaux conclus depuis.
Le décret ordonne également le retrait des États-Unis du Giec, le comité de l’ONU d’experts scientifiques sur le climat, mais aussi de l’Union pour la conservation de la nature et de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables.
«Il est illégal pour le président de sortir unilatéralement d’un traité»
La Maison Blanche justifie ce choix en prétendant que ces 66 organisations «promeuvent des politiques climatiques radicales» et «agissent à l’encontre des intérêts nationaux, de la sécurité, de la prospérité économique ou de la souveraineté des États-Unis». L’administration de Donald Trump estime ainsi que «l’argent des contribuables américains serait mieux utilisé à d’autres fins pour soutenir les missions pertinentes».
- Une administration «autoritaire et antiscience»
Donald Trump avait déjà fait sortir son pays de l’Accord de Paris sur le climat en 2017, lors de son premier mandat, puis à nouveau en 2025, après que Joe Biden l’y ait fait revenir. Mais «sortir de la CCNUCC est radicalement différent», estime Jean Su, avocate pour le Centre de la diversité biologique, citée par l’Agence Franc-Presse. «Nous estimons qu’il est illégal pour le président de sortir unilatéralement d’un traité qui requiert un vote des deux tiers du Sénat», a-t-elle déclaré.
Rachel Cleetus, de l’organisation Union of Concerned Scientists, estime auprès de l’AFP que ce retrait supplémentaire est «un nouveau signe que cette administration autoritaire et antiscience est déterminée à sacrifier le bien-être de la population et à déstabiliser la coopération internationale».
Photo: Donald Trump le 6 janvier 2026. - © Mandel Ngan / AFP
Reporterre
On ne va pas vous le cacher: à Reporterre, on est inquiets.
Les gouvernements se succèdent, la confiance s’effrite, le débat public se polarise: tout semble instable.
Le vent peut tourner très vite. Et quand l’extrême droite arrive au pouvoir, les médias indépendants en sortent rarement indemnes.
Mais au milieu de la tempête, Reporterre garde le cap.
Nous refusons de céder au sensationnalisme, à la panique et aux raccourcis.
Chaque jour, nous enquêtons, nous expliquons, nous documentons avec une ligne claire : informer plutôt qu’enflammer les esprits.
Chez Reporterre, il n’y a ni actionnaire, ni propriétaire milliardaire: le média est à but non lucratif. Nous sommes financés à 98% par 1,6% de nos lectrices et lecteurs.
Concrètement, ça veut dire que:
. Personne ne modifie ce que nous publions.
. Nous ne cherchons pas à capter votre attention mais à traiter les sujets qui méritent votre attention.
. Nous pouvons laisser tous nos articles en accès libre pour toutes et tous, sans conditions de ressources.
Il n’y a pas d’action collective sans information libre.
Et c’est grâce à vous qu’elle peut exister.
👉 Un don d’1€, c’est déjà un geste fort.
👉 Un soutien mensuel nous permet d’investir, de financer des enquêtes, de penser dans la durée.
En échange de votre don, pas de t-shirt, pas d’articles réservés.
Mais un journalisme libre, rigoureux et accessible à tous, toujours.
Ça vous prendra moins de 2 minutes.
Merci 💚
Je soutiens Reporterre
Si vous en avez les moyens, choisissez un soutien mensuel. Merci.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : akarENVIRONNEMENT
Ecrit par : Reporterre - 8 Janvier 2026
Source : https://reporterre.net/